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Association de soutien à l’armée française

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www.asafrance.fr

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

Lettre de l’ASAF 11/05

« L'élection du chef des armées. »

 

 

Chef d'Etat et chef des armées.

Les Français savent-ils qu'en élisant dans un an le président de la République ils désigneront également le chef des armées ?

La question ne se posait pas lorsque le général de Gaulle proposa en 1962 aux Français d'élire le chef de l'Etat au suffrage universel ni  en 1965 lors de la première élection présidentielle.

Sa carrière militaire en 1914 et en 1940, ses réflexions et ses écrits entre les deux guerres faisaient de lui l'un des meilleurs experts militaires français. Le chef de la France libre avait acquis une légitimité indiscutée.

20 ans plus tard, l'élaboration d'un concept et d'une doctrine de dissuasion nucléaire et la réalisation d'une force de frappe indépendante et  puissante confirmait sa maîtrise des questions stratégiques.

En pleine guerre froide son aptitude à anticiper les évolutions  du monde afin de garantir à la France sa sécurité et lui permettre de tenir son rang sur la scène internationale conformément à sa vocation s'imposait à tous.
Quelle que soit l'opinion que l'on peut avoir sur l'issue de la question algérienne, il faut reconnaître que la France avait à sa tête, jusqu'en 1969, un chef de l'Etat qui n'ignorait pas grand-chose des questions militaires.

Pendant un demi-siècle, les candidats à la magistrature suprême, qui avaient certes une expérience militaire élémentaire, s'étaient-ils préparés à exercer ces responsabilités ?

Possédaient-ils,  dès leur prise de fonction, une réelle maîtrise des questions de défense qui  demeurent, avant même les questions économiques ou sociales, la première responsabilité du chef de l'Etat?

Quels sont, parmi les candidats déclarés ou potentiels qui  aspirent en 2012 à exercer les  fonctions politique et militaire suprêmes, ceux qui ont développé une véritable réflexion sur ces questions centrales pour l'avenir du pays ?

Ce que les Français doivent savoir et exiger.

Or dans le monde d'aujourd'hui, si la France ne risque plus d'être envahie par une armée voisine, les Français sentent  monter confusément des menaces de tous types venant de tous les horizons.

Ils sont à cet égard plus lucides  - ou courageux - que leurs responsables et expriment plus librement leurs préoccupations que ne le font la plupart des médias.

Ils doivent d'abord savoir  que ce n'est pas le budget de la Défense qui est  la cause de la dette actuelle de 1 800 Mds €. Faut-il rappeler que, dans les années 60, l'effort fait par chaque Français pour la Défense était deux fois plus important et que, malgré cela, le déficit budgétaire n'existait pas et la dette était nulle ?

Ils doivent veiller ensuite à ce que la France dispose d'une armée forte et indépendante capable de garantir leur sécurité, de les aider lors des catastrophes en France, et de protéger leurs parents expatriés dans des pays souvent instables.

Ils doivent exiger que leur pays soit respecté par tous les autres et qu'il honore ses engagements et ses devoirs envers les pays amis les plus fragiles et les plus menacés.

Ils doivent être conscients qu'aujourd'hui, malgré une réduction considérable de notre effort de défense, l'industrie d'armement emploie encore 200 000 personnes dans des secteurs de haute technologie.

Les Français savent que les positions de leader que notre pays occupe dans le spatial et le nucléaire sont, pour une bonne part, le fruit des  efforts déployés pour la réalisation de la force de frappe il y a 50 ans.

Ils n'ignorent sans doute pas que les exportations d'armement contribuent largement à la réduction de notre déficit du commerce extérieur.

Critère de choix.

L'élection du futur président se fera beaucoup plus que l'élection précédente sur la vision stratégique du candidat et sa maîtrise des questions militaires et de défense.

Le contexte international se durcit, les menaces se multiplient et le souvenir de l'imprévoyance des années 30 marque encore profondément notre pays.

Les candidats ne pourront pas justifier une nouvelle coupe dans les dépenses militaires pour tenter de réduire une dette qu'ils ont contribué à créer depuis 1975.

Alors que la cohésion nationale se fragilise et que la pression des pays du Sud se fait sentir de façon grandissante, il ne peut être question de laisser à nos enfants un pays sans défense.

Le futur chef de l'Etat et chef des armées doit s'engager formellement sur ce point.


Traduction

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