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Légionnaire toujours...

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2011




L'Amicale des Anciens de la Légion étrangère de Montpellier et environs honorera ses morts,

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19/10/11

Compagnons, j'ai voulu vous parler de ces choses,
Et dire en quatre mots pourquoi je vous aimais :
Lorsque l'oubli se creuse au long des tombes closes,
Je veillerai du moins et n'oublierai jamais.


suivant la tradition légionnaire, le mercredi 2 novembre 2011 à Pérols. Le rassemblement se fera devant l'église Saint Sixte à 9h00, pour assister à la messe des défunts. Ensuite à 10h30, les participants iront rejoindre leurs camarades qui se seront rendus directement au cimetière Saint Sixte.

La population est invitée à s'associer à cette manifestation. La présence des représentants des associations d'anciens combattants et de leurs drapeaux sera particulièrement appréciée.

Jebsheim L'émotion intacte

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Mercredi 19 Octobre 2011

Les Anciens légionnaires de Paris à la Croix du Moulin

Pour sa sortie annuelle, l'amicale parisienne, que préside André Matzneff, également secrétaire du conseil des « Gueules cassées », choisit chaque fois une destination différente, mais toujours un endroit où les soldats du régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE) ont combattu. Au cours de ce voyage l'amicale parisienne a rendu visite à l'amicale colmarienne, présidée par le colonel Christian Moraccini, mais aussi à leur ami membre, Jean-Philippe Rothoff. La délégation s'est également rendue ... 

Pour lire l'article complet : accédez aux archives de dna.fr


La légion étrangère en Indochine 1946-56

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Paru le 1 octobre 2011

La légion étrangère, 180 ans au service de la France

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Présentation de l'éditeur

La Légion étrangère représente un mythe, celui du courage, de la valeur des combattants, du professionnalisme de militaires rompus aux plus hauts défis. 2011 est l'année de l'anniversaire des 180 ans de la création de la Légion étrangère au service de la France. Pour fêter cet événement, Youri Obraztsov a réuni de nombreux photographes de renom, dont Jean-Marc Tanguy, Thomas Goisque et Yves Debay ainsi que de nombreux photographes légionnaires qui ont produit des images prises dans le feu de l'action, au coeur même de la Légion. Ce nouvel ouvrage, par l'impact de ses très belles photographies deviendra une référence intemporelle faisant honneur à la France et à ses armées et dépassera largement en intensité l'événement de la commémoration du 180e anniversaire. Les images seront accompagnées d'un texte concis et poignant évoquant la situation et l'esprit de la Légion aujourd'hui.

Biographie de l'auteur

Youri Obraztsov, connu pour ses expositions et travaux photographiques, est l'auteur de plusieurs livres et écrit régulièrement dans la presse périodique. Mais il n'est pas un simple photographe, il a servi lui-même dans les rangs de la Légion étrangère, c'est donc un sujet qui lui tient particulièrement à coeur.

A paraitre le 10 novembre 2011.


Les chansons de Pierre Mac Orlan

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 jeudi 13 octobre 2011

 

Pierre Mac Orlan, né Pierre Dumarchey (1882-1970) est un écrivain français, et surtout un auteur de chansons.

Sa vie lui fait rencontrer l’aventure sous différentes formes : bohème de celui qui doit survivre de petits métiers ; guerre de 14-18 ; famille et amis dans la Légion étrangère et dans les bataillons disciplinaires des guerres coloniales d’alors. Sans compter les aventures qu’il vit en imagination, en particulier cette origine écossaise qu’il s’invente et dont il tire son nom de plume.
 
Il nous a laissé quelques chansons immortelles.
 

Chanson de Margaret :

Une fille du Havre se retrouve exilée à Tampico, au Mexique. Evocation de Tampico. Evocation de l’ancien Havre et paroles de la chanson. 

Fanny de Laninon :

Au début du XX ème siècle, Laninon était un quartier de Recouvrance, qui était lui-même un quartier maritime et populaire de Brest. Ce quartier, évoqué dans plusieurs chansons, a été détruit par les bombardements. Pour une belle évocation en images, suivre ce lien.

Marie-Dominique :

 
 

La chanson (paroles) parle d’un certain Jenin l’Avenu peut-être déjà évoqué par François Villon dans un rondeau (attribution à Villon parfois contestée). 

Les personnages et le vocabulaire de cette chanson rappellent aussi lesBallades en Jargon (c’est à dire en argot du Moyen-Age) de François Villon(une ballade en jargon avec traduction). 

Sans être spécialiste de l’argot du Moyen Age, on peut donner quelques indications sur les lieux, les personnages et quelques mots utilisés. Parouart, c’est Paris ; la Porte Rouge , où François Villon a sa chambre, fait partie de la demeure de maître Guillaume de Villon au cloître deSaint Benoît le Bétourné : donnant sur la rue Saint Jacques, ce cloître occupait ce qui est aujourd’hui l’emplacement de la Sorbonne et de la rue des Ecoles. 

Colin l’écailler, ou l’Escaille ou Colin de Cayeux et Regnier de Montigny étaient deux coquillards compagnons des mauvais coups de Villon et executés en 1460 ; Robin Turgis, tavernier et marchand de vin, apparait dans le Testament de Villon.

Un gaffre est un sergent. Un goliard est un clerc itinérant qui écrit des chansons satiriques, des chansons à boire et choses de ce genre.


La naissance du nom de Mac Orlan

Juste avant d'être intégré au 156e Régiment d'infanterie, en octobre 1905, Pierre avait toutefois obtenu ses premiers engagements, peu glorieux, en tant que peintre et illustrateur : il avait décoré l'intérieur d'un auberge à Saint-Vaast-Dieppedalle, et surtout illustré le roman écrit par un de ses amis rouennais : Monsieur Homais voyage, de Robert Duquesne. Les dessins étaient signés, pour la première fois, du nom de Pierre Mac Orlan51. Ce dernier expliqua par la suite qu'il avait choisi ce nom en hommage à une bien improbable grand-mère écossaise52, mais l'hypothèse la plus plausible est que ce pseudonyme avait été forgé à partir du nom d'Orléans, où le jeune homme fit ses études secondaires, et où il découvrit l'œuvre de François Villon53

Les maigres engagements qu'il trouva à l'époque ne suffisaient toutefois pas à sortir Pierre Mac Orlan de ses difficultés financières ; aussi accueillit-il comme un répit bien venu le fait d'avoir à remplir ses obligations militaires, qui signifiaient du moins que durant le temps de son incorporation, il mangerait à sa faim. Mais il fut réformé au bout de six mois, pour raisons de santé54. Son frère en revanche s'engagea au 33e Régiment d'infanterie, où il devait passer cinq ans, avant de s'engager dans la Légion étrangère, pour cinq ans également55, peut-être pour échapper à la justice à la suite d'une bagarre qui aurait mal tourné56. Pierre, quant à lui, tirait toujours le diable par la queue jusqu'au moment où, après un bref séjour en Angleterre, il fut engagé par une mystérieuse femme de lettres qui en fit son secrétaire particulier et avec laquelle il passa plusieurs mois en Italie (à Naples et à Palerme57), puis en Belgique, où il rencontra à Bruges les rédacteurs de la revue littéraire Le Beffroi, notamment Théo Varlet, traducteur de Stevenson et surtout de Kipling, dont il lui fit découvrir La Lumière qui s'éteint et La Chanson de Mandalay, deux œuvres qui devaient bouleverser le jeune homme58 et qu'il évoquerait souvent dans ses livres à venir.

Après s'être pour une raison inconnue séparé de la femme qui l'employait et un bref séjour à Marseille à la fin de l'année 1907, Pierre Mac Orlan revint à Paris au début de l'année suivante, où il retrouva tout naturellement le Lapin Agile, dont il courtisait la serveuse, Marguerite Luc59 (la fille de la maîtresse de « Frédé », le gérant du cabaret60.) Désargenté comme à l'accoutumée, Mac Orlan vécut un temps chez son père et la seconde femme de son dernier, qui apparemment s'agaçaient de voir que ce jeune homme de vingt-cinq ans était incapable de se prendre en charge et de gagner sa vie61. Il quitta donc leur domicile pour des logements parfois précaires, comme celui qu'il occupa un hivers au Bateau-Lavoir (il lui avait été cédé par André Salmon), sans mobilier ni chauffage et où, en guise de lit, il dormait sur un tas de vieux journaux62. Il vécut aussi, en 1910, à l'hôtel Bouscarat, place du Tertre, où logeaient Jules Depaquit et Gaston Couté63. « On imagine, écrit Bernard Baritaud, une existence médiocre, inquiète, dominée par des préoccupations de survie, des années à la fois fébriles (l'obsession de manger) et désœuvrées64. »

Les moyens de subsistance de Mac Orlan étaient en effet toujours précaires : il tentait de gagner sa vie en vendant des chansons qu'il composait65, des ouvrages à caractère érotiques qu'il publiait sous pseudonyme (voire sous son nom d'état civil), et surtout en essayant de placer ses œuvres picturales66. Après avoir été éconduit par Clovis Sagot (qui était entre autres le marchand de Picasso), il tenta de placer ses dessins humoristiques dans la revue Le Rire, dirigée par Gus Bofa, à qui il fut présenté par Roland Dorgelès. Mais Bofa se montra peu enthousiasmé par le trait de Mac Orlan. En revanche, il apprécia les légendes qui l'accompagnaient. Aussi proposa-t-il à ce dernier de plutôt rédiger des petits contes qu'il se proposait de publier dans sa revue. Ce fut cette rencontre qui aurait décidé de la vocation d'écrivain de Mac Orlan67. Elle marqua en tout cas entre les deux hommes le début d'une amitié qui se poursuivrait jusqu'à la mort de Gus Bofa en 196868.

À partir de 1910, devenu un collaborateur régulier de la revue Le Rire (puis du Sourire, son successeur, toujours sous la direction de Gus Bofa), il publia de nombreuses nouvelles humoristiques (réunies dans les recueils Les Pattes en l'air, Les Contes de la pipe en terre et Les Bourreurs de crânes entre 1911 et 1914), tout en se lançant dans la bande-dessinée, avec les péripéties de Frip et Bob69, devenant ainsi le premier auteur complet de BD phylactérienne française, a-t-on pu écrire70. La situation sociale de Pierre Mac Orlan s'améliora alors sensiblement71. Qui plus est, en 1912, il publia son premier roman humoristique : La Maison du retour écœurant ; enfin, l'année suivante il épousa Marguerite Luc (le 8 avril 191372.)

Mac Orlan poursuivit sur la voie de l'écriture romanesque, avec Le Rire jaune publié en feuilleton en 1913 dans la revue Comœdia dirigée par Gaston de Pawlowski (à qui le roman est dédié.) Plus ambitieux que La Maison du retour écœurant, Le Rire jaune révèle aux côtés du ton humoristique des premiers textes, « une vision dramatique, parfois prophétique, de l'avenir proche73. » Publié en volume au printemps 1914, ce roman passa pourtant à peu près inaperçu : trois mois plus tard, la guerre était déclarée.

La guerre (1914-1918)

C'est en Bretagne, où il était en villégiature avec sa femme et les peintres Maurice Asselin et Jacques Vaillant que Mac Orlan apprit que la guerre contre l'Allemagne était déclarée. Mobilisé le 2 août 1914, il rejoignit le 69e d'infanterie, à Toul, et fut blessé le 14 septembre 1916, près de Péronne, à quelques kilomètres de son lieu de naissance. Étendu dans un fossé, il doit d'avoir la vie sauve à un « Joyeux », autrement dit l'une de ces fortes têtes, souvent des repris de justice, qui composent les bataillons d'Afrique. « Mac Orlan sera éternellement reconnaissant à ces soldats des sections de discipline qui étaient les frères d'infortune du légionnaire Jean Dumarchey », écrit Jean-Claude Lamy. Mac Orlan retourne à la vie civile décoré de la Croix de guerre. De cette expérience du front, il conservera un souvenir intense et ambigu, mélange de fascination et de dégoût pour cette « extraordinaire époque où plusieurs millions d'hommes furent transformés en aventuriers « actifs », firent cent fois le sacrifice de leur vie, de leurs affections, de ce qu'ils avaient été et de ce qu'ils pouvaient devenir». Il n'en reste pas moins, estimera-t-il, qu'un « match d'un homme de soixante-dix kilos contre un obus du même poids est, sans discussion, une des inventions les plus sottes de notre temps. Toute la guerre de 1914 est établie sur ces proportions. Cette expérience démontre chez les hommes une inconscience inquiétante. » Quoi qu'il en soit, l'écrivain n'a jamais manifesté le désir de renouveler l'expérience et dans son Petit manuel du parfait aventurier, paru en 1920, il vante les bonheurs de l'aventure « passive », celle que l'on goûte assis dans son fauteuil, par opposition aux dangereuses incertitudes qui sont le lot habituel des aventuriers « actifs ».

 

Légionnaires, Éditions du capitole, Paris, 1930.

  

La Bandera, Gallimard, Paris, 1931, film de 1935.



La Légion étrangère, Flammarion, Paris, 1933.


Pages de gloire de la Légion étrangère, André Martel Editeur, 1952.


Les traditions des Troupes de Marine indisposent des élus parisiens d’Europe Ecologie/Les Verts

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3 octobre 2011

A l’occasion du dernier 14 juillet, un détachement du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) d’Angoulême est allé à la rencontre des habitants du 18 arrondissement de Paris en disposant quatre véhicules sur la place de la mairie. Ce genre de manifestation permet ainsi de maintenir le lien entre la nation et son armée.

Seulement, cela n’a pas été du goût des élus Europe Ecologie/Les Verts (EE/LV) du conseil municipal du 18e arrondissement. Dans leur ligne de mire, les traditions du 1er RIMa, et plus généralement, celles des Troupes de Marine.

Or, il se trouve que ces dernières ont changé plusieurs fois d’appellation. En 1900, alors qu’elles dépendaient du ministère de la Marine, elles furent rattachées à celui de la Guerre. Conséquence, elles prirent le nom de Troupes coloniales, étant donné qu’elles servaient principalements dans les colonies françaises.

Par la suite, et après la fin de l’Empire français, elles retrouvèrent leur appellation d’origine, tout en gardant certaines traditions, comme celle consistant à lancer un « Et au nom de Dieu, vive la Coloniale » (les marsouins et les bigors ayant pour saint patron, Dieu lui-même, les cavaliers se référant à Saint-Georges, les parachutistes à Saint Michel, les artilleurs à Sainte Barbe ou encore les transmetteurs à Saint Gabriel).

Voilà donc ce qui a provoqué la ire des élus écologistes : cette référence à Dieu (contraire à la laïcité selon eux) et à la Coloniale, laquelle a été perçue, par extension, à une improbable propagande en faveur du « colonialisme ». D’où le dépôt, à l’initiative de Pascal Julien, professeur d’histoire de son état, du voeu n°31 au conseil d’arrondissement du 19 septembre dernier, dont voici le texte :

« Le 14 juillet dernier, à l’initiative personnelle du Maire du 18e, des éléments du 1er Régiment d’infanterie de marine (Rima) basé à Angoulême a stationné avec quatre véhicules militaires sur le parvis de la Mairie.

Créé en 1822, le 1er Rima est le plus ancien régiment des troupes de marine. Il a participé aux principales conquêtes coloniales puis à la première guerre mondiale. Détruit par l’offensive allemande de 1940, il est recréé le 8 mai 1945 pour participer aux guerres de défense de l’empire colonial. Depuis la chute de l’empire français, il a été au cœur de différentes opérations militaires en Afrique.

Le 14 juillet 2011, quelques officiers et sous-officiers répondaient aux questions des passants qui pouvaient aussi, par exemple, s’installer dans les véhicules ou se faire photographier avec leurs enfants en position de tir.

Une brochure de 53 pages (en couleur et en papier luxueux non-recyclé) du 1er Rima était à cette occasion largement et gratuitement distribuée au public.

Intitulée « 1er de Marine, année 2009-2010 », elle présente notamment l’état-major, les escadrons et l’amicale du régiment. Une page centrale, détachable pour en faire un poster, reprend le titre de la couverture : « Un seul objectif, faire but ! »

Plusieurs articles insistent sur la nécessité de « maintenir la tradition ». Quelle est cette tradition ?

P 3 : le chef de bataillon signe « 1er Rimacolonialement » P 4 : le Président des sous-officiers conclut son article par « Et au nom de Dieu, vive la Coloniale » P 18 : le capitaine du 2e escadron : « Debout les hommes et sonne le clairon, À l’assaut Marsouin, pour la France en danger » P 34 : titre de l’article : « Nous sommes de la Coloniale » P 38 : Le capitaine du EEI 3 conclu ainsi : « Fiers de porter l’Ancre d’Or comme les couleurs de sa nouvelle brigade, sous toutes les latitudes, les éclaireurs de marine repartent de plus belle pour de nouvelles aventures »

Estimant que la colonisation n’a pas été une aventure, qu’elle fut contraire au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qu’elle ne devrait pas faire l’objet d’une célébration patriotique,

Estimant que l’invocation de Dieu est incongrue dans une brochure présentant au public l’armée laïque de la République,

Estimant que le militarisme n’est pas une valeur de la République française,

Pascal JULIEN et les élues EELV 1e demandent au Maire de veiller à ce que désormais les unités militaires qu’il invite personnellement le 14 juillet s’abstiennent de toute propagande à caractère religieux, colonialiste et militariste. »

Rejeté une première fois lors du Conseil d’arrondissement, ce vœu a été nouvelle fois présenté à l’occasion du dernier Conseil de Paris du 26 septembre dernier, par l’écologiste Sylvain Garel, colistier de Pascal Julien, également professeur d’histoire lui et accessoirement critique de cinéma. Au cours de son intervention, cet élu a dénoncé « l’idéologie que véhicule ce régiment (ndlr, le 1er RIMa) ».

Mais là encore, le texte a été repoussé, après une brillante intervention, par ailleurs pleine d’humour, de Mme Odette Christienne, correspondante Défense et membre du Groupe PSRGA (Socialistes, Radicaux de gauche et apparentés). Comme elle l’a fait remarquer, l’expression utilisée par les aviateurs, « Et à la Chasse bordel! » n’est « pas une incitation à fréquenter certains lieux », comme « Et au nom de Dieu, vive la Coloniale » n’est pas du prosélytisme religieux.


Une nuit de pleine lune

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lundi 3 octobre 2011

À la tombée de la nuit, quatre jeunes hommes et une fille du même âge se préparent à cambrioler la riche demeure d’un couple de paisibles retraités dont ils connaissent les habitudes. Nerveux et mal préparé, ce groupe de « mauvais garçons » pense pouvoir s’introduire dans la maison, vider le coffre et se partager la mise...

 
Mais tout va se compliquer car le coffre résiste… Nos apprentis voleurs décident alors d’attendre le retour de leurs victimes parties au cinéma et de les effrayer pour les obliger à dévoiler le code adéquat. Seulement voilà, le propriétaire, qui est un ancien légionnaire, n’est pas le vieux monsieur sans défense auxquels tous croient avoir affaire… : et les cadavres vont commencer à s’accumuler… 
 

Ça tire à vue de tous les côtés, un peu comme dans « Lune de guerre  » (scénario de Jean Van Hamme), un autre formidable fait-divers contemporain illustré par maître Hermann, il y a déjà onze ans… Ici, son fils, qui signe Yves H. et avec qui il collabore depuis pas mal de temps, lui a concocté un cinématographique scénario bien angoissant et bourré de suspens : et le dessinateur de «  Jeremiah  », des « Tours de Bois-Maury  », de « Bernard Prince  » ou de « Comanche  » le met extraordinairement en lumière…, ou plutôt en pénombre, vu que la plus grande partie de l’action se déroule la nuit. En effet, son dessin, totalement maîtrisé, réussit à briller de tous ses feux au milieu des tons en clair-obscur (Hermann n’ayant pas été avare de conseils à Sébastien Gérard, son coloriste occasionnel) et d’une ambiance vraiment sombre…



 

Alexis Jenni : Il vaut mieux une histoire tachée de sang que rien du tout

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TV5MONDE

LYON, 27 sept 2011 (AFP) - 27.09.2011 06:09

 

 
Sélectionné pour le prix Goncourt dès son premier roman, "L'art français de la guerre", Alexis Jenni traque dans cette ambitieuse fresque entre Indochine et Algérie "les fantômes dont on ne parle pas, mais qui nous font agir".

Son narrateur, jeune homme apathique "coincé dans l'instant", reprend vigueur au fil des 630 pages du roman en recueillant les confidences de Victorien Salagnon, ancien légionnaire formé dans le maquis et passé par "vingt ans de guerres coloniales".

"L'histoire qu'il lui raconte est pleine de sang. Mais il vaut mieux une histoire tachée de sang que rien du tout", estime l'écrivain lyonnais de 48 ans, publié chez Gallimard, qui dit redouter par dessus tout "l'arrêt de la parole et de la transmission".

Pourtant cet agrégé de biologie, qui écrit depuis vingt ans "mais n'avait jamais été édité", voulait au départ "(se) faire plaisir avec un grand roman d'aventure, une histoire de garçon en culotte courte qui court en faisant +pan ! pan !+".

Pendant cinq ans, il accumule "les mémoires d'anciens légionnaires, les bouquins édités à compte d'auteur, les archives de l'Ina", soucieux "d'attraper du vécu, des petites choses".

Sa description du quotidien des combattants, entre lassitude et extrême violence, s'enrichit aussi de ses connaissances de botaniste. "Je sais qu'aucune forêt n'est faite de la même manière", souligne-t-il, allusion à sa peinture saisissante de la jungle vietnamienne.

"Mais j'espère que ce livre est plus que ça", ajoute la révélation de la rentrée littéraire, un auteur attaché au "contact avec la réalité" que lui offre son métier d'enseignant.

Alternant chapitres au passé et au présent, l'épopée militaire se double en effet d'une réflexion, portée par le jeune narrateur, sur l'influence du passé colonial et de ses "réflexes viriloïdes" sur "la question de l'identité nationale".

"En assistant au départ des soldats français pour la guerre du Golfe en 1991, je me suis dit: +C'est la première fois que je vois des militaires montrés comme des gens+", raconte cet ancien réformé P4, qui a longtemps pensé "qu'être antimilitariste était la chose la plus naturelle au monde".

Il s'interroge alors sur "les 2,5 millions d'appelés en Algérie", soit la génération de son père, "dont la confrontation avec l'armée de métier a été terrible: ça fait tout un étage de la pyramide des âges qui a un traumatisme, mais on ne veut rien en savoir", s'étonne-t-il.

Pour lui, "ce n'est pas un tabou, parce que tous les documents sont disponibles. Mais on ne sait pas par quel bout prendre cette histoire, alors qu'il y a une obsession de l'identité depuis une dizaine d'années, et que l'extrême droite reprend le programme des colonies".

Loin des rizières et du maquis algérien, le roman creuse un autre sillon, celui de la peinture, art qui permet à Victorien Salagnon de rester à distance des scènes d'horreur et qu'il transmet au narrateur.

"Pour moi c'est une façon d'être seulement dans le geste, le regard, de calmer les choses", confie ce lecteur de romans russes et de bandes dessinées, qui tient un blog mêlant textes et croquis et admire "Larcenet, Sfar, Pratt ou Bastien Vivès".

Entre esquisses et pavés romanesques, compte-t-il choisir sa voie? "J'aimerais bien faire quelques +choses grandes+, et plein de petites formes. Mais pas d'autofiction, ni d'histoires d'amour éthérées, je préfère raconter le réel".

© 2011 AFP


L'art français de la guerre

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« J'allais mal ; tout va mal ; j'attendais la fin. Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails.
  Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue. »
  Alexis Jenni.

  « L'armée en France est un sujet qui fâche. On ne sait pas quoi penser de ces types, et surtout pas quoi en faire. L'armée en France est muette, elle obéit ostensiblement au chef des armées, ce civil élu qui n'y connaît rien, qui s'occupe de tout et la laisse faire ce qu'elle veut. Ces militaires on les préfère à l'écart, entre eux dans leurs bases fermées de la France du Sud, ou alors à parcourir le monde pour surveiller les miettes de l'Empire. On préfère qu'ils soient loin, qu'ils soient invisibles ; qu'ils ne nous concernent pas. On préfère qu'ils laissent aller leur violence ailleurs, dans ces territoires très éloignés peuplés de gens si peu semblables à nous que ce sont à peine des gens. »


PROPOSITION de LOI: « Morts pour la France » dans les conflits et opérations extérieurs

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Proposition de loi visant à l'inscription obligatoire des noms des soldats  « Morts pour la France » dans les conflits et opérations extérieurs  sur les monuments aux morts  de leurs communes de naissance et  de domiciliation

 

Présentée par M. Philippe MEUNIER

Député

ASSEMBLEE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Proposition de loi

visant à l'inscription obligatoire

des noms des soldats  « Morts pour la France » dans les conflits et opérations extérieurs  sur les monuments aux morts  de leurs communes de naissance et  de domiciliation

Présentée par M. Philippe MEUNIER

Député

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames, Messieurs,

 

La construction de monuments aux morts dans les communes est une particularité de la Première Guerre Mondiale. Bien que des  monuments antérieurs existent, comme le monument à la mémoire des enfants de l'Aube, inauguré à Troyes le 22 juin  1890, et qui commémore les soldats tués durant la guerre de 1870-1871,  ces monuments ne sont pas nombreux et pas spécifiquement communaux. Toutefois, depuis la guerre de 1914-1918, marquée par l'ampleur des pertes humaines, la volonté d'honorer les soldats a poussé à la création de monuments du souvenir dans chaque commune.

Ces monuments sont issus d'une volonté communale encouragée par le gouvernement (loi du 25 octobre 1919) qui exprime un profond civisme républicain. Ils inscrivent pour l'éternité le noms des morts, dans le respect de l'individu et du principe d'égalité républicaine, rappelant l'ampleur du sacrifice.

La reconnaissance de la Nation, à travers la mention « Morts pour la France », créée par la loi du 2 juillet 1915 pour les soldats tués à la guerre de 1914-1918, modifiée par la loi du 28 février 1922, a été étendue aux victimes de la guerre 1939-1945 et à certaines catégories de victimes civiles.

Des commémorations ont lieu aussi à la mémoire des soldats tués  en Indochine (commémoration le 8 juin de chaque année),  en Afrique du Nord (commémoration le 5 décembre de chaque année).

Des milliers de soldats sont actuellement déployés sur différends théâtres d'opérations extérieures (OPEX). A ce jour nous avons à déplorer le décès de nombreux morts pour la France, au Liban, en ex-Yougoslavie et en Afghanistan.

L'inscription sur une stèle des noms de ces soldats décédés serait une façon de montrer que nous ne les oublions pas et se souvenir qu'ils ont été des hommes et des femmes bien décidés à honorer leur engagement quoi qu'il en coûte.

Bien qu'il existe environ 30 000 mémoriaux du souvenir relatifs à ces conflits sur le territoire métropolitain, à ce jour il n'y a aucune obligation pour les communes d'inscrire le noms des soldats tués lors de ces conflits extérieurs.

Avec cette présente loi, les noms des soldats morts pour la France au cours des conflits et opérations extérieures devront être obligatoirement inscrits sur le monuments aux morts de leur commune de naissance et de domiciliation.

En mémoire à tous ces compatriotes qui ont donné  leur vie pour honorer notre pays, je vous  serais reconnaissant de  vous associer à cette volonté en  cosignant ce texte.

 

Proposition de loi

Article 1er 

Les communes de naissance et celles du dernier domicile des soldats morts au cours d'une  guerre ou d'une opérations extérieures et dont la mention « Mort pour la France » a été portée à leur    acte de décès sont tenus  de mentionner sur le monument aux morts, ou sur une stèle placée dans l'environnement de celui-ci, les noms et prénoms  des attributaires de la mention « Mort pour la France ».

Article 2

La disposition de cette présente loi s'applique aux communes de Mayotte, Nouvelle Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre et Miquelon et dans les îles Wallis et Futuna.

Article 3

Les charges qui pourraient résulter pour les communes de l'application de cette présente loi sont compensées à due concurrence par la majoration des droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.


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