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2016




Revue Historiques des Armées n°268 : Insurrection, contre-insurrection

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Les Fourragères

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Le Centenaire de la Légion étrangère.

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Le Monde colonial illustré. Mai 1931


Racontez-nous sommairement le combat de Camaron.

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Manuel patriotique du citoyen et du soldat. 1892

1. — DO. Racontez-nous sommairement le combat de Camaron. A quelle époque a-t-il eu lieu et dans quelles partie du monde ce fait d'armes s'est-il passé?

DR. Le combat de Camaron s'est livré au Mexique (Amérique du Nord) le 30 avril 1863.
C'est un des faits d'armes les plus héroïques de ce siècle. Une compagnie de la légion d'un faible effectif (3 officiers et 62 hommes presque tous Français) fut chargée de reconnaître la route que devait suivre un grand convoi se rendant de Soledad A Puebla.

Ce convoi comprenait des pièces de siège, des voitures du Trésor contenant plusieurs millions de francs, une grande quantité de vivres, etc.

Au cours de cette reconnaissance, cette compagnie fut attaquée par 2,000 Mexicains. Obligée de se retirer sur Camaron, pauvre petit village indien, elle s'y établit dans une maison qui tombait en ruine, la seule qui restât encore debout.

C'est dans cette maison eu ruines que ces 62 soldats, commandés par le capitaine Danjou, ont, sous un soleil de plomb, mourant de soif, asphyxiés par la fumée, tenu tête pendant dix heures à 2,000 Mexicains, à qui ils refusèrent do se rendre, et ceux-ci n'ont pu venir à bout de leurs adversaires qu'en incendiant la bicoque, après les avoir mis tous hors de combat et avoir laissé plus de 300 des leurs sur le terrain.

Honneur A ces vaillants soldats qui, par leur résistance acharnée, sauvèrent non seulement le convoi qui, prévenu à temps de ce qui se passait à Camaron, put rétrograder, mais firent mieux encore, car ils sauvèrent l'honneur du drapeau et préférèrent mourir tous jusqu'au dernier plutôt que de se rendre.
.
2. — DO. Quelles réflexions vous inspire le combat de Camaron et qu'y voyez-vous de particulièrement remarquable faisant honneur à ces héroïques soldats ?

DR,. Nous remarquons que les soldats français avaient pour ennemis les Mexicains, gens civilisés, qui pas plus que nous ne maltraitaient leurs prisonniers ; que ces braves gens le savaient, et que, malgré cela, ils préférèrent mourir jusqu'au dernier plutôt que de se rendre.

Développement du combat de Camaron.

Le combat do Camaron est un des faits d'armes les plus héroïques de notre siècle. Le 30 avril 1863, une-compagnie de la légion étrangère d'un faible effectif (3 officiers et 62 hommes presque tous Français,) commandée par le capitaine Danjou, secondé par les sous-lieutenants Maudet et Vilain, reçut l'ordre d'aller reconnaître la route que devait suivre un grand convoi, allant de Soledad à Puebla, dont l'armée française avait entrepris le deuxième siège. Le convoi comprenait des pièces de siège, des voitures du Trésor contenant plusieurs millions de francs, une grande quantité de vivres, etc.

Privés de cavalerie, les Français ne pouvaient pousser au loin leurs reconnaissances et ignoraient que, depuis plusieurs jours, un parti de troupes ennemies, fort de 1,200 fantassins et de 800 cavaliers, était venu s'établir-dans le voisinage do la route que devait suivre le
convoi.

En revanche, les Mexicains, possédant une nombreuse cavalerie, étaient au courant de nos moindres mouvements.

Prévenus de la formation et du départ du convoi, ils comptaient bien s'en emparer, le sachant faiblement escorté ; mais voici ce qui se passa : Vers 1 heure du matin, le capitaine Danjou quitte le campement de l.a Chiquique où se trouvait une partie de la légion étrangère; à l'aube elle traversait Camaron, pauvre petit village Indien ruiné. Après une reconnaissance sommaire des maisons du village, la petite troupe reprit sa marche en avant. Vers 7 heures du matin, n'ayant trouvé aucune trace do l'ennemi, la compagnie se rassemblait à Palo-Verde. Le soleil était déjà très chaud. Le capitaine fit faire halte, placer des sentinelles et l'on prépara le café. Trois quarts d'heure après, au moment où l'on jetait le café dans les marmites, les sentinelles signalèrent un nuage de poussière sur la route qui venait d'être suivie par la compagnie, dans la direction de Camaron. Tout à coup, dans une éclaircie de broussailles, les sentinelles aperçurent distinctement les larges chapeaux des Mexicains. « Aux armes ! » Le cri réveille tous ceux qui reposaient A l'ombre, les marmites sont renversées et; quelques minutes après, la compagnie était prête au combat.

Vers 8 heures du matin, elle se trouva cernée par une nombreuse cavalerie; elle dut se former en carré, repoussa deux charges successives de l'ennemi menées avec beaucoup d'entrain et parvint à se faire jour jusqu'au village de Camaron, dans une des maisons duquel elle se fortifia, résolue à mourir plutôt que de se rendre.

A 9 h. 1/2 du matin, avant d'entreprendre 1'altaque de cette maison, l'ennemi, confiant dans son nombre, somma d'abord le capitaine Danjou de se rendre. Il fut remercié en termes qui ne laissèrent aucun doute sur la détermination de nos vaillants soldats, et le feu commença partout à la fois.
Le capitaine Danjou, déjà blessé grièvement en Crimée, amputé d'une main, portait une main articulée. Calme, intrépide, il allait partout, animait tout le monde. L'ennemi grossissait à chaque instant. Déjà, vers 11 heures, on n'espérait plus le succès ; mais le capitaine Danjou fil promettre à ses hommes de se défendre jusqu'à la dernière extrémité. Tous le promirent. Peu après, il tombait percé d'une balle et mourait sans avoir proféré une parole.

Le sous-lieutenant Vilain prit le commandement.


On avait eu A lutter jusqu'à ce moment contre 500 cavaliers et 350 guérilleros. Vers midi, on. entendit battre et sonner. Il y eut une lueur d'espérance parmi les défenseurs de Camaron; on crut un instant à l'arrivée du régiment sur le lieu du combat; c'étaient, au contraire, trois bataillons ennemis, forts de 300 ou 400 hommes chacun, qui venaient ajouter le poids de leurs armes dans cette lutte déjà trop inégale,

Vers 2 heures, au moment où le sous-lieutenant Vilain, mortellement frappé par une balle au front, venait d'être remplacé par le sous-lieutenant Maudet, une nouvelle sommation fut faite, mais elle fut accueillie comme la première.

L'ennemi eut alors recours à l'incendie pour réduire cette héroïque petite troupe, qui résista néanmoins jusqu'au soir. A ce moment, l'ennemi  livra un assaut général et parvint à s'emparer d'une partie des bâtiments occupés par les débris de la compagnie française.

C'est alors que le sous-lieutenant Maudet, voyant que de nouveaux efforts étaient inutiles, réunit les quelques hommes qui lui restaient encore et ordonna d'envoyer à l'ennemi la dernière balle, puis de se faire tuer en chargeant à la baïonnette.

Au moment où, A la tête de son monde, le brave Maudet sortait du hangar, le soldat Catteau, s'apercevant que tous les fusils étaient braqués sur son officier, se jette devant lui, lui fait un rempart do son corps et tombe foudroyé.

Maudet tombe lui-môme mortellement blessé de deux balles à la hanche.

Alors, l'ennemi se précipite et prend tout ce qui respire encore. L'heure fatale avait sonné, c'en était fait de la compagnie, mais elle avait tenu son serment de ne pas se rendre, et son héroïque résistance pouvait compter parmi les faits d'armes les plus glorieux qui aient jamais existé.

Telle est cette journée pendant laquelle une poignée de 62 soldats français, sans vivres, sans eau, par une chaleur torride, sous un soleil de plomb, asphyxiés par la fumée, résista pendant dix heures à 2,000 ennemis.

Leur sacrifice avait sauvé le convoi, car le commandant de l'escorte, averti A temps, avait pu s'arrêter et rétrograder sur Soledad.

Honneur à ces soldats héroïques qui combattirent jusqu'au dernier et sauvèrent non seulement le convoi, mais plus encore, l'honneur du drapeau, en préférant mourir plutôt que do se rendre. Ils vivront dans l'immortalité.

Le régiment étranger rendu les derniers devoirs aux braves qui avaient succombé dans cette lutte inégale. Sur le tombeau fut placée une modeste croix de bois portant celle inscription : « A la mémoire de MM. Danjou, Vilain et Maudet et de la 3e compagnie du 1er bataillon de la légion étrangère, qui ont succombé le 30 avril 1863 après dix heures de lutte contre 2,000 Mexicains. » Et toutes les fois qu'une troupe traversait Camaron, elle faisait face à la tombe et présentait les armes et l'on sentait revivre l'âme de ces quelques héros entre ces murs où ils avaient trouvé une mort si glorieuse.


« la dent du colonel Jeanningros »

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Souvenirs du Mexique. 1908.

Le colonel Jeanningros, du régiment étranger, m'avait chargé de rapporter à Mexico, d'où le colonel Doutrelaine, commandant le génie, l'envoya au Muséum d'histoire naturelle de Paris, un bel os fossile, d'environ 3 mètres de longueur, trouvé dans la banlieue de Monterey où un Indien s'en servait, comme de piquet, pour la clôture de son jardinet. A sa forme, et aux dents dont il était en partie garni, nous estimâmes que ce devait être la mâchoire inférieure d'un gigantesque ptérodactyle. On l'avait au premier moment baptisé  « la dent du colonel Jeanningros », et le nom lui resta.


Soixante-cinq Héros.

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Mes souvenirs - général Du Barail. 1897-1898.

De toutes ces affaires, la plus terrible et la plus glorieuse eut pour date le 1er mai, pour héros une compagnie de la légion étrangère récemment débarquée, forte de trois officiers, de soixante-deux hommes, commandée par le capitaine Danjou, et pour théâtre Palo-Verde. Cette compagnie était partie de Chiquitte avant le jour, pour aller au-devant d'un convoi de munitions et de trois millions en pièces d'argent qui montait de la Vera-Cruz sur Puebla. Arrivée à Palo-Verde, à sept heures du matin, elle y fut attaquée par mille hommes d'infanterie mexicaine et huit cents cavaliers, embusqués là pour surprendre le convoi. Le capitaine Danjou fit former le carré et réussit à se réfugier dans un bâtiment abandonné, que sa résistance allait rendre célèbre et qu'on appelait Cameron. Ces soixante-cinq braves, cernés et enveloppés dans ce refuge, n'avaient aucun secours à attendre, et leur perte était certaine.

On les somme de mettre bas les armes. Ils répondent à coups de fusil et tiennent bon. Les heures s'écoulent. Les Mexicains criblent de balles Cameron. La compagnie répond coup pour coup. Vers midi, on entend dans le lointain la sonnerie de clairons qui. s'approchent rapidement. Un instant, les nôtres se croient sauvés. C'étaient trois bataillons,de quatre cents hommes chacun, qui venaient renforcer les Mexicains.
Les Français se voient perdus, mais, décidés à ne pas se rendre et à vendre chèrement leur vie, ils continuent à combattre. Les trois officiers tombent mortellement frappés. Autour d'eux, vingt-huit hommes tués ou grièvement blessés sont couchés. Les autres, tous atteints par le feu, continuent le combat jusqu'à ce qu'ils aient épuisé leur dernière cartouche.

Il est six heures du soir, et depuis sept heures du matin, ils luttent sans boire ni manger. L'ennemi s'empare de Cameron, d'où ne part plus un coup de fusil. H a fallu onze heures à trois mille hommes pour en abattre soixante-cinq, et trois cents Mexicains tués ou blessés gisent sur ce champ de bataille. Ce fait d'armes remplit l'ennemi d'admiration et le frappa de terreur.
Depuis, nos convois ne furent plus attaqués.


Camerone et l’Aigle du Régiment Etranger

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Le régiment étranger dans la guerre de 1870- 1871

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Collection Témoignages volume 2

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INTERVIEW du général commandant la 11ème brigade parachutiste.

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Posté le lundi 03 octobre 2016

Mon général, quels ont été les engagements de la 11e BP, depuis le début de l’année ?

La vocation de la 11e BP est d’être l’échelon d’urgence de l’armée française, de la France.

Au plan intérieur, nous avons mobilisé en moyenne un millier de parachutistes sur Sentinelle avec un pic à 1 600 dès le lendemain de l’attentat de Nice. Hors métropole, nous avons assuré des missions dans la bande sahélo-saharienne, essentiellement liées au largage et à l’engagement de nos commandos parachutistes. Dans le cadre de Chammal, une mission a également été conduite par le 17e RGP de Montauban avec le 3e RPIMa de Carcassonne, à Bagdad, essentiellement pour mentorer la 6e division irakienne. Quant à l’exercice franco-allemand Colibri, qui s’est très bien passé avec nos alliés, pratiquement tous nos régiments y ont participé et il s’achève symboliquement ce jeudi par une prise d’armes place du capitole avec nos amis allemands, américains, britanniques et espagnols pour la Saint-Michel.


Où en est le Pôle national des opérations aéroportées (PNOAP) , à Francazal ?

Il commence à sortir de terre. Liée à l’A400M, l’idée du PNOAP est simple : puisque cet avion est capable de porter nos forces vite, fort et loin, nous ferons partir directement de Toulouse l’échelon d’alerte aéroporté. Pour cela, nous aurons la capacité d’accueillir six A400M avec, sur l’emprise de Francazal, le commandement qui coordonnera l’action à mener entre aviateurs, «terriens» au sol et préparateur de l’action sur le territoire, notamment au niveau du renseignement. Voilà ce qui se développe autour de Francazal et du 1er RTP pour être capable de concentrer au centre de gravité de la Brigade parachutiste une plateforme d’excellence et d’expertise à partir de laquelle tous les moyens pourront être regroupés avant d’être envoyés à l’extérieur. Quant à l’état-major de la brigade, il devrait quitter Balma pour s’y installer à l’horizon 2020.


Comment se présente l’année 2017 ?

Avec ses effectifs renforcés de 7 000 à 8 500 parachutistes fin 2016, la 11e brigade parachutiste entrera dans un cycle de projection à partir du deuxième semestre 2017. Les premiers régiments qui devraient repartir, aujourd’hui, tel que planifié, devraient être le 1er RCP de Pamiers, en Côte d’Ivoire, puis le 3e RPIMa, le 2e REP (régiment étranger de parachutistes) et le 1er régiment de hussard en BSS (bande sahélo-saharienne), avec leurs appuis, le 17e RGP (régiment de génie parachutiste) et le 35e RAP (régiment d’artillerie parachutiste). Mais c’est une planification à 18 mois et elle peut donc évoluer.

Source : http://www.ladepeche.fr

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