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A 10 jours du 152ème anniversaire de Camerone

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Publié le 20 avril 2015 par légionnaires-officiers

CAMERONE 30 avril 1863.

CAMERONE 30 avril 1863.

Il est toujours intéressant de temps à autre de fréquenter la salle d’archive du musée de la Légion, on y apprend énormément de choses. Notre faiblesse est de considérer  « paroles d’évangile » certains récits d'historiens qui ne méritent pas cette qualification et romancent à leur gré et à tout va l'histoire. Soyons donc vigilant sans naïveté, heureusement, il  existe des témoignages, de vrais trésors pour les amoureux d'histoire.

« Il eut été vraiment dommage », écrit le général de Villebois-Mareuil, dans un article paru en 1896 dans  la revue des deux mondes, de priver la Légion de l’immortalité de Camerone.

Tout est dit ! De décembre 1861 à mars 1875, il n’existe plus qu’un régiment étranger. Au début de 1863, on apprend à la Légion que les  zouaves  (prononcé "ouaves" par les légionnaires qui ne souhaitent pas de liaison avec ces gens là...),  embarquent afin d’aller faire la guerre en Amérique Centrale. Grand émoi dans les mess et dans les endroits où les légionnaires se retrouvent pour boire et retrouver un peu leur passé… au fond d’un verre. La Légion n’est pas prévue pour faire partie du corps de débarquement. C’est pour l’ensemble des hommes du régiment étranger inadmissible, inimaginable, une vexation. Les officiers subalternes du régiment adressèrent directement une pétition (j’imagine cela aujourd’hui !) à l’empereur Napoléon III. L'impératrice Eugénie use de son influence auprès de son époux impérial et intervient au profit des légionnaires. Il ne pouvait en être autrement, c’était encore, comme disaient les légionnaires : « un sacré tour de ces damnés bureaux qui ne connaissent rien à la Légion.  En hommage, les légionnaires chantent « Eugénie », nul ne sait si, en partant pour le Mexique ceux-ci avaient les larmes aux yeux, mais ce qui ne faisait aucun doute, c'est qu'ils étaient bien contents de partir.

Ainsi donc, le 28 mars 1863, le Régiment Etranger débarque à Vera-Cruz.

La puissance d’une atmosphère exotique Mexicaine agit profondément sur tous les légionnaires dont l’imagination est fertile et même pour certains… ardente. Le régiment est commandé par le colonel Jeanningros, la Légion avait la mission de la garde des terres chaudes, pernicieuse contrée qui avait pour but d’assurer les communications entre Puebla et Vera-Cruz. Ce n’était pas la plus désirable des missions.

Les terres chaudes comme leur nom l’indique est une région du Mexique couvée par un soleil infernal qui distribuait sans compter le Typhus, les fièvres et le « vomito négro ». Sous ce soleil, le paysage se transformait en un bagne incandescent, les légionnaires devaient assurer la protection des convois contre des partisans féroces éparpillés adroitement dans ces régions hostiles.

C’est en accomplissant ce lourd travail meurtrier et quotidien que les légionnaires vont inscrire le plus beau fait d’armes de leur esprit de sacrifice : « Camerone », un nom qui sera brodé sur la soie de leurs drapeaux.

Au petit matin du 30 avril 1863, la 3e compagnie du 1er bataillon commandée par le capitaine Jean Danjou, forte de 62 hommes reçoit l’ordre de se porter au devant d’un convoi très important qui se dirige sur Puebla. La mission est d’explorer les environs de Palo-Verde et de disperser  les guérillos qui y sont signalés. Le petit jour se lève à peine que déjà les légionnaires ont atteint le petit poste de Paso del Macho. Personne ne soupçonne que 1200 fantassins et 850 cavaliers surveillent la colonne Danjou, profitant d’un terrain boisé pour se dissimuler.

La compagnie Danjou atteint le point d’eau de Palo Verde et met sacs à terre. Les sentinelles sont mises en place et surveillent les quatre points cardinaux. L’excellent café du matin embauche, quand, une sentinelle appelle aux armes, les marmites de café sont renversées, la compagnie se replie. Tout à coup, la plaine se peuple de cavaliers mexicains; l’air manque autour du détachement. Du côté de Camaron, un nuage de poussière monte en trombe, le capitaine Danjou  se dirige vers le village.

Suit le récit du déroulement du récit du combat.

Le lendemain, un des blessés survivants est désigné par ses camarades du soin d’adresser un compte rendu du combat au colonel Jeanningros. Il écrivait : « la 3ème du 1er est morte, mon Colonel, mais elle en a fait assez pour que, en parlant d’elle, on puisse dire : elle n’avait que de bons soldats ».

Le culte de Camerone est célébré chaque année, vers la fin de 1863, le régiment a perdu 11 officiers et 800 hommes sur les 1400 de son effectif. Au total la campagne du Mexique a coûté au Régiment Etranger, tués à l’ennemi ou morts de maladie : 31 officiers et près de 1917 sous-officiers et légionnaires, mais la Légion rapportait dans les plis de son drapeau la gloire de Camerone. Le régiment rejoignit l’Algérie en 1867, il n’avait pas eu le temps de se reconstituer que la déclaration de guerre à l’Allemagne mettait à nouveau les légionnaires sur la brèche. Après avoir été donnée à l’Espagne et participé aux soutiens familiaux de l’empereur Napoléon III, avec en filigrane sa dissolution programmée, la Légion reprenait le chemin de la gloire qui ne cessa  d’être fait avec honneur et Fidélité.

Christian Morisot


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