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2011




La Médaille Militaire N° 551

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La France et son armée

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Billet du président de l’ASAF : La France et son armée

Lundi, 18 Juillet 2011

 
 
 

Le défilé militaire du 14 juillet n’est-il pas un défilé de citoyens ?

Les soldats seraient-ils des Français de 2e catégorie qu’il ne faudrait plus montrer ?

 

Au nom de quoi les hommes et femmes qui portent les armes de la France, garantissent l’indépendance du pays, l’intégrité du territoire et la sécurité des Français ne devraient pas défiler le jour de la fête nationale ?


Pourquoi ne pas supprimer également les bals populaires et les feux d’artifices qui marquent, avec les manifestations militaires, notre fête nationale ?


Est-il indécent de voir les soldats français acclamés par le peuple français dans de nombreuses villes de France ? Nombreux sont nos compatriotes et autres Européens qui savent ce qu’ils leur doivent à l’occasion des évacuations de ressortissants en Afrique et lors des catastrophes naturelles en France et dans le monde.


L’armée d’hier formée de conscrits comme celle d’aujourd’hui composée d’engagés est et demeure l’armée de la Nation. Ses soldats portent les armes que les Français leur confient.


L’armée est indissociable de l’histoire de la France. Elle a fait de notre Nation non seulement la plus étendue d’Europe, mais aussi la plus harmonieuse, la plus diversifiée et sans doute la plus ouverte à l’étranger.


Quel chef de l’Etat, ou candidat à la magistrature suprême et à la responsabilité de chef des armées, peut souhaiter ou rêver dissocier l’armée du peuple sans risquer d’exposer notre patrie aux plus graves dangers ?

Madame,

J’ai servi plus de 10 ans dans des unités composées d’hommes originaires de 120 nationalités, dans cette Légion qui est acclamée tant en France qu’à l’étranger.


J’ai eu l’honneur de servir dans une unité française dont le chef en 1942 était d’origine étrangère. Il disait à ses légionnaires :

« Nous étrangers n’avons qu’une façon de prouver notre amour pour la France : nous faire tuer pour elle ».

Il est tombé au champ d’honneur peu après le combat de Bir Hakeim.


Oui, Madame, la France et son armée sont unies par le sang depuis plus de 15 siècles ; c’est un trait de notre peuple.

Henri PINARD LEGRY
Président de l’ASAF

De Dunkerque et ...de nulle part !

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Les étrangers dans l’armée française au cours de la Grande Guerre

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Hommage au général de corps d'armée Jean-Louis Roué

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Le pragmatisme russe face aux révolutions arabes

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20/06/2011

 

Evgeny Satanovskiy, président de l’Institut des études sur le Proche-Orient, explique au courrierderussie.com la position de la Russie en Syrie et au Proche-Orient.

Les « alliés » n’existent pas

« La Russie n’a pas d’allié, comme aucun autre Etat d’ailleurs : ceux qui le pensent se font des illusions. Si on prend l’exemple de la France, à la question : la Turquie est-elle l’alliée de Sarkozy, la réponse dépend évidemment de son admission à l’Union Européenne !

La politique russe au Moyen-Orient est simple, et plutôt linéaire : elle fait preuve de prudence et de pragmatisme. La Russie entretient la même relation avec la Syrie qu’avec le reste du monde, et cela vaut pour la Chine, Israël, l’Iran, l’Union européenne…

Quant à savoir si la Syrie est un partenaire sérieux de la Russie, la réponse est non : le commerce avec la Turquie y est 10 fois plus important, et il en est de même pour l’Europe.

La Syrie se situe dans les échanges avec la Russie au même niveau qu’Israël, et si coopérer avec l’état hébreux est nécessaire à la modernisation de la Russie, car Israël contient plus d’un million de russophones, ce n’est pas le cas de la Syrie.

Avoir de bonnes relations avec elle est important pour des diplomates qui veulent faire carrière dans la région, et à la rigueur, pour les vendeurs d’armes. Mais ce sont des intérêts privés qui sont défendus ici, non pas des intérêts nationaux.

L’Europe se prend pour l’URSS

En fait, c’est la première fois que la Russie a l’occasion de donner une possibilité à l’ONU de ne pas agir en idiot collectif : les bêtises que l’Occident fait en Libye, en Egypte et en Tunisie vont leur coûter très cher.

Si la France est réellement dirigée par Sarkozy et non plus par Napoléon, il ne faut pas qu’elle commence une guerre là où même ce dernier a échoué… A mon avis, cette résolution de l’ONU ne vaut même pas le papier sur lequel elle sera écrite !

L’Occident s’est mis en tête de jouer le rôle de l’URSS, avec à la place du socialisme, la démocratie, et si la France continue dans cette voie, elle va sérieusement nous manquer.

Comme on dit, nous avons déjà jouer à ce jeu là, et nous en avons vu le résultat en Afghanistan, à savoir la victoire des talibans.

En Irak, cela a conduit à la victoire de l’Iran et d’Al Qaïda : l’OTAN et Sarkozy sont en train également d’accroître le pouvoir militaire d’Al Qaïda à Benghazi.

Si l’Europe veut se suicider, c’est son droit, mais alors à qui allons-nous vendre le gaz et le pétrole ?

S’engager dans cette guerre est un suicide pour l’Europe

La journée nationale en Syrie s’appelle la journée d’évacuation et correspond au jour où l’armée française a quitté le territoire : mais la France n’a plus une telle armée, il ne lui reste que ses parachutistes et sa légion étrangère.

Les gens sont prêts à tuer, moins à mourir, et intervenir en Libye ou en Syrie est un bourbier pour l’Occident… Une seule armée peut combattre la Syrie : c’est Israël, et ils n’en ont pas l’intention.

La Russie, elle, a décidé de ne pas s’en mêler, car elle ne sait que trop bien qu’il n’y a pas d’issue. Il y a, sur une échelle de valeur, le mauvais ; la catastrophe ; et l’apocalypse : Al Assad est un dictateur, il représente le mauvais, mais s’il part alors la Syrie va s’effondrer. Le Proche-Orient n’a pas de démocratie à l’européenne, ils ont simplement le droit de la majorité de voler et de tuer, et le slogan des manifestants en ce moment fustige les minorités.

C’est justement par le type de démocratie qu’ils réclament désormais qu’Hitler est parvenu au pouvoir : et ça, c’est l’apocalypse.

Nous ne pouvons pas accélérer ou amputer une période de l’Histoire. Le Proche Orient vit en ce moment les années qui correspondent au 20ème siècle en Europe : de 1914 aux années 90, c’est à dire de la première guerre mondiale à la guerre du Kosovo, un siècle de terrorisme, de rébellion, de coups d’Etat. Il faut trois générations pour changer l’Histoire : un siècle de construction.

On réussira peut-être à sauver l’OTAN

La Russie n’empêchera personne de faire la guerre en Libye, et elle n’a pas apposé son veto à la résolution de l’ONU de mars 2011 autorisant les pays occidentaux à avoir recours aux forces armées : mais elle a accepté d’entrer en négociation pour sortir de cette impasse, et si elle y parvient, elle aura du même coup sauvé l’OTAN.

L’émissaire du gouvernement en Libye, le représentant du gouvernement pour l’Afrique Mikhaïl Margelov, a rencontré le premier ministre libyen Al-Mahmoudi et le ministre des Affaires étrangères, Abdul Al-Obeidi, le 16 juin, soit une semaine après s’être rendu dans le bastion des rebelles à Benghazi.

M. Margelov est le meilleur spécialiste de la région, et certainement le plus pro-occidental, mais il a toutefois estimé que les frappes aériennes de l’OTAN n’étaient pas une solution, car nous ne voulons pas qu’elle soit la responsable d’un échec…et c’est évident qu’elle va perdre.

L’autre problème est que les pays du Moyen-Orient détestent tous Kadhafi, et c’est d’ailleurs ce pourquoi l’Arabie Saoudite finance la rébellion. Le Qatar, le Yémen, et les Emirats, ont tous utilisé l’irritation de Sarkozy envers Kadhafi pour le faire tomber.

Les Américains, eux, se sont laissés entraîner parce qu’ils ne souhaitaient pas voir la France devenir le seul leader en Méditerranée : Obama est entré en guerre par jalousie !

 

Je ne pense pas que la Russie cherche à étendre son influence en Méditerranée : la seule qu’on n’ait jamais eue, c’est dans le port de Nice sur la Côte d’Azur.

Notre influence dans la mer Rouge est d’avantage une priorité, et nous ne voulons tout simplement pas entrer dans ce conflit. Nous ne pouvons pas tous imiter l’Europe :

Alors on se contente d’entretenir de bonnes relations avec elle, comme avec une femme qui attend qu’on la demande en mariage : il ne faut pas céder, juste la flatter un peu ».

Propos recueillis par NINA FASCIAUX
Interprète MARIA GORKOVSKAÏA


Un type d'officier français contemporaint

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LE COLONEL DE VILLEBOIS-MAREUIL,

article paru dans la Bibliothèque universelle et revue suisse. 1900


Plaidoyer pour vos soldats

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« Le Figaro » du 2 juin 2011

 

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Par le Général HERVÉ CHARPENTIER Commandant la Force d'action terrestre


Le général de corps d'armée, commandant des forces terrestres, réclame davantage de reconnaissance de la part des Français à l'égard des volontaires qui s'engagent sur le terrain.

 

En Afghanistan, en Afrique, partout où je rencontre nos soldats en opération, je croise de jeunes héros. Ils sont bien de notre temps, mais vous les côtoyez souvent sans les voir, car ils ressemblent banalement à tous ces jeunes de France, qui vivent dans nos villes et nos campagnes.

 

Ni lansquenets, ni bêtes de guerre, ils sont vos enfants, vos voisins, et aussi des jeunes filles et de jeunes mamans que l'on reconnaît mal sous le casque et le gilet pare-balles. Beaucoup ont une famille, qui partage ce métier sans l'avoir choisi, au gré des mutations et des absences, sans espérer grand-chose en retour, sinon la considération et le soutien de leurs concitoyens, quand un drame survient.

 

Ils portent les armes de la cité en votre nom, et chaque jour s'en servent, où vous les envoyez. Car leur métier est bien la guerre, même si pour bien en mesurer le coût, ils chérissent plus que tout la paix...

Ils acceptent de payer le prix du sang, l'épreuve de la blessure. Mais, disent-ils, s'ils deviennent invalides, alors que ce soit « de guerre ». Leur plus grande crainte est d'être un jour, regardés comme des victimes, maladroites ou incompétentes, qu'on aurait bernées dans une mauvaise aventure... Car même au fond d'un lit d'hôpital, leur silence et celui de leurs proches ne doivent pas faire oublier qu'ils sont fiers et soucieux de leur honneur.

 

Ils croient que la mission est sacrée, et qu'une vie peut lui être consacrée. Ils savent confusément qu'il n'est pas inique que l'individu se donne, corps et âme, à la collectivité. Ils y verraient même une certaine noblesse, ou un trait qui les distingue et les grandit, et c'est pour cela qu'ils ne sont pas des mercenaires. Mais ils le deviendront quand la cité ne les reconnaîtra plus pour cette singularité !

 

Les soldats ont le tort d'être pudiques, quand il faut se vendre. Celui de ne pas être compris, parce qu'ils s'expliquent trop peu, se réfugiant dans un silence qui préserve les familles et évite les malentendus.

Il est si difficile de témoigner de nos épreuves sans le recul du temps !

Mais quand bien même ils parleraient, pourquoi écouterait-on, quand rien n'y oblige, ceux qui finalement incarnent le tragique de la vie ? La mort leur colle à la peau alors que la société l'a rayée de son quotidien.

 

Pourtant, il n'est de héros sans légende.

Et il suffirait ici de dire les faits, dans leur brutale simplicité. De considérer qu'en dehors de toute option politique le sacrifice d'un jeune Français pour les siens est une valeur en soi digne d'intérêt.

Qui pourrait le faire, sinon les médias ? À de rares exceptions près - quelques émissions tardives, et d'excellents articles, si l'on cherche bien - c'est plutôt le silence qui règne, toujours moins cruel cependant que les quelques mots qui expédient nos pertes - chaque semaine - entre page judiciaire et météo du lendemain.

 

Alors quoi, finalement ?

Notre société, si évoluée, avide de libertés et de loisirs, a-t-elle encore besoin de héros, et de légendes ?

Chacun connaît la réponse. Les jeunes Français sont capables de donner vingt noms de footballeurs et chanteurs en tout genre devenus icônes de leur quotidien en délivrant le message de la célébrité et de l'enrichissement.

Combien d'individus qui - quel que soit leur métier - ont choisi de consacrer leur vie aux autres ?

Ces gamins de 20 ans qui offrent leur vie quand la République le demande mériteraient cette reconnaissance !

Mais ils ne font pas fortune. J'ai la faiblesse de croire qu'ils constituent cependant la plus précieuse de nos richesses, toute d'humanité, de chair et de sang.

 

Nous aurons toujours besoin de ces jeunes hommes et femmes pour ce métier de soldat, qu'aucune machine ne fera à leur place. Qui peut croire que la guerre devienne un jour l'affaire de robots commandés à distance par les « riches », contre des « pauvres » à la poitrine nue ?

Aucune démocratie ne le supporterait. Les hommes sont condamnés à rester l'instrument premier du combat. Mais en trouvera-t-on encore longtemps pour porter nos armes ?

Rien n'est moins sûr, si nous continuons à ignorer l'histoire de nos héros, qui est aussi celle de notre pays s'écrivant sous nos yeux. Rien n'est moins sûr, si la nation n'y reconnaît pas ses fils et persiste à refuser une considération qu'ils n'osent même plus solliciter, dans la cacophonie de ceux qui exigent tout et n'importe quoi.

Une société « fabrique » ses défenseurs en leur offrant une place et une reconnaissance particulières. Elle génère, au sens propre, les volontaires qui feront le choix des armes malgré des contraintes exorbitantes. Un choix rationnel, qui n'est pas seulement la réponse à l'irrésistible appel d'une vocation.

 

Prenons garde que ces volontaires ne deviennent les victimes silencieuses d'un pays qui ne se rappellerait plus ni leur mérite, ni leur utilité, ni même d'avoir un jour exigé leur sacrifice. Nous ne les trouverions simplement plus. 

Général HERVÉ CHARPENTIER

ASAF: Héros oubliés, héros d’aujourd’hui !

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Lundi, 30 Mai 2011 14:57

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Par Henri PINARD LEGRY, président de l'ASAF

Histoire

Le 8 mai, date anniversaire de la capitulation allemande de 1945, met fin à 5 ans d'occupation allemande.
C'est aussi celle de la libération d'Orléans en 1429 par Jeanne d'Arc. Cette victoire conduira les anglais à quitter le royaume de France après l'avoir occupé pendant des décennies.

Le 2 mars 1941, de l'oasis de Koufra qu'il vient de prendre aux Italiens, un jeune officier français, Leclerc, entouré une poignée de soldats, fait le serment, de « de ne déposer les armes que lorsque le drapeau français flottera à Paris et à Strasbourg ».

Moins de 4 ans après, à la tête d'une division blindée, il libérait ces deux villes symboles.

Jeanne d'Arc et Leclerc sont deux de ces héros français dont on ne parle pas au journal de 20h.

Si leurs noms figurent encore - pas toujours d'ailleurs - dans les livres d'histoire, ils ne sont jamais proposés au palmarès des personnes les plus admirées des Français. Pourtant nous leur devons ce qu'il y a de plus cher : la liberté.

L'un et l'autre symbolisent comme de nombreux autres héros de notre histoire, tout à la fois le courage, le devoir, le don de soi. Ils sont héros par le sacrifice consenti à l'avance, la souffrance acceptée et la mort offerte, non pas vedette d'un « star system ».

Actualité

Mais le soldat qui combat aujourd'hui au sol en Afghanistan, dans les airs au dessus de la Libye, ou en mer dans l'océan Indien, n'est-il pas aussi un héros ?

Un héros du quotidien dont on ne dit un mot, lors du  journal télévisé, que pour annoncer la mort ou la blessure sans préciser d'ailleurs que c'est pour la France, lors d'une mission confiée par la Nation et pour elle.

Les commentateurs préfèreront s'épancher sur la mascarade des quotas au sein de l'équipe de France de football ; la classe politique parisienne choisira d'honorer le souvenir un tunisien désespéré s'immolant par le feu ; Elle ne pensera pas à honorer un jeune soldat Français tué au combat au nom et pour la France.

Ces garçons et filles de 20 ans qui acceptent le sacrifice pour servir les armes de la Nation aux quatre coins du monde, les blessés qui luttent de manière exemplaire pour retrouver leur « vie d'avant », ils ne demandent pas qu'on leur dise merci mais que l'on sache au moins ce qu'ils font !

Les Français ont besoin de héros, pas d'idoles. Ils n'ont souvent que faire de ces hommes et femmes qui font la une par les scandales ou la richesse.

Rejetant les « affaires » politiciennes, sportives financières, judiciaires, et la « générosité spectacle », les Français du XXIème siècle aspirent à plus d'air pur, à partager le quotidien de ces héros qui œuvrent trop souvent dans l'ombre des médias.

Ils représentent encore ce que l'Homme a de meilleur. Qui les fera revivre en France ? Quel producteur s'emparera de ces aventures magnifiques pour que la France redécouvre l'excellence du cœur et les Français la fierté ?

Henri PINARD LEGRY


La Plaquette Exposition Guerre d' Indochine

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