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Légionnaire toujours...

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2011




Indigestion... à Gémenos...

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Nous étions venus nombreux, beaucoup moins que ne le souhaitait le Président de l'association organisatrice de l'évènement, tous en tenue, médailles pendantes, magnifiques. Nous étions  tous là pour rendre hommage aux « OPEX », nos militaires engagés dans les opérations extérieures. Ensemble nous faisions bloc autour d’eux, une généreuse petite ville provençale des « Bouches du Rhône » nous ouvrait amicalement ses bras.

La journée avait commencé  de manière magistrale sous un soleil d’été au monument aux morts pour continuer au complexe culturel de la ville. Dans une salle de spectacle pleine à souhait, après quelques discours d’accueil et de remerciements adressés directement aux personnels «OPEX», étaient évoqués leurs spécificités professionnelles et les difficultés quotidiennes qu’ils rencontraient dans leurs combats difficiles et lointains. Le programme qui suivait était soutenu et  de très bonne facture. La journée se déroulait harmonieusement, les missions et les matériels «OPEX» étaient détaillés avec l’appui de film ou photos parfaitement synchronisés au déroulement des présentations qu’effectuaient  les intervenants. Malgré tout, un petit bémol assombrissait mon enthousiasme, je ne comprenait pas le message que l’association voulait faire passer tant il me paraissait évident que nous étions tous convaincus de la noble mission de nos militaires et je regrettais que l’éloge, l’hommage, se limitait à la seule présentation des rôles opérationnels, il manquait à la forme un fond plus intimiste, mais bon...

Vers midi, nos horloges biologiques nous ont fait savoir qu’il était grand temps de déjeuner et tout ce petit monde, cahin-caha, s’est mis tout naturellement en branle, afin de quitter la salle. C’est le moment de l’intervention du Président  pour expliquer le déroulement de la suite du programme et du déjeuner qui devrait être pris au réfectoire du collège voisin. Réclamant un silence de bon aloi, le Président précise que le plateau serait composé d’un repas froid, sans alcool, mais aussi, contrariété de taille : la directrice, représentante malgré elle, quoique… de professeurs mal intentionnés, n’autorisait pas les gens en uniforme à mettre les pieds dans son établissement ! Il n’était, disait-elle, absolument pas question, de voir des gens en tenue de l’armée Française dans la salle à manger de son collège. Subséquemment, ceux-ci, stigmatisés - c’est très tendance la stigmatisation, sont allés déjeuner dans un coin caché des regards purs des collégiens, des fois que ceux-ci ressentent une soudaine fièvre guerrière qui pourrait les conduire aux pires excès…

Le Président de l’Amicale ne comprenait pas que les régiments « OPEX » ne répondaient pas en masse à l’hommage qu’il organisait à leur honneur et qu’ils  se sentaient, de ce fait même, non concernés par cette manifestation à caractère patriotique. Bien leur en a pris et c’est heureux pour eux ; ils auraient été rejetés, catalogués de pestiférés par ceux pour lesquels ils risquent leur intégrité physique, voire leur vie, comme le disait adroitement avec une conviction émouvante le maire de la ville dans un discours de grande qualité.
 
A la question conclusion de la journée: « Que peut apporter l'association aux personnels « OPEX » », la réponse semble toute trouvée avec l’absence de réaction immédiate à l’intolérance affichée d’une équipe de fonctionnaires de l’éducation nationale. Certes, la liberté d’expression est légitime dans un pays où la démocratie n’est plus un vain mot, mais rejeter de cette manière ceux qui sont prêt à cet héroïsme collectif et individuel d’avoir à défendre ce qui est le plus cher à leur pays : la liberté, il est à craindre que le pire reste à venir. Malheureusement, cette attitude reste celle de nombreux Français qui exposent ostensiblement une attitude indifférente, voire franchement hostile pour tous les conflits dans lesquels nos « Opex » sont aujourd’hui confrontés et ceci expliquant cela, c’était précisément le moteur, l’idée maitresse, qui animait le souci de l'association d’afficher sa reconnaissance envers nos soldats.

Albert Camus écrivait : « Celui qui regarde un crime sans le dénoncer est plus coupable que celui qui le commet ».

Il serait naïf, de ma part, de me dire surpris, néanmoins, Je déplore cet incident d’une indignité inqualifiable. Rencontré quelques temps après, un officier « Opex », présent ce jour là ; un de ces hommes qui servent leur pays d’adoption à titre étranger me faisait part de sa grande déception ainsi que celle des militaires présents à la journée. Il est regrettable que ces beaux  jeunes gens qui sont prêts au sacrifice suprême pour le pays des droits de l’homme et du devoir des citoyens restent marqués par tant d’hostilité à leur égard, ils méritent tellement mieux...

Etude sur les compagnies montées 1887

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Une campagne française 1913

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Le dossier Allemand 1913

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La Légion étrangère 1909

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Français par le sang versé

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Lundi, 19 Septembre 2011

MONSIEUR LE MINISTRE, JE NE VOUS DEMANDE ni argent, ni médailles, simplement d'être Français!

Voilà comment l'histoire a commencé.

C'était en 1993 et Marius Nowakowsky venait de perdre sa jambe gauche sur l'aéroport de Sarajevo. Marius a été fait Français peu de temps après grâce à des mesures dérogatoires car, il y a bientôt 20 ans, aucun dispositif légal ne permettait de devenir "Français par le sang versé" hormis la procédure de naturalisation appliquée à n'importe quel étranger qui en faisait la demande....

Il a fallu attendre 1999 pour qu'une loi soit promulguée rendant l'acquisition de la nationalité française "par le sang versé" automatique pour un légionnaire "blessé en opération et à condition que celui-ci en fasse la demande".

Comme toute loi, elle a fait l'objet d'âpres batailles politiques et il faut reconnaître que sans la mobilisation de la FSALE, de Pierre Messmer et du Sénateur Picheral, aidés par un réseau important de relais d'influence, il est fortement probable que la situation ait été encore défavorable. Les dix ans de la loi n'ayant pas donné lieu à un anniversaire particulier, le dispositif s'est installé dans le paysage legislatif et légionnaire assez naturellement et c'est bon signe.

Mais si la Légion étrangère est adorée, elle est aussi jalousée et à la faveur d'événements fâcheux, le képi-blanc a retrouvé la colonne des faits-divers en 2009 et 2010. Désignée à la vindicte populaire et parfois politique, cette vieille dame au pas lent, née en 1831, a détourné la tête et attendu stoïquement que les aboyeurs méditerranéens et autres personnages politiques en mal d'électeurs, en finissent.

La face cachée de la Légion

Mais comment demander à un public toujours avide de sensationnel de ne pas voir dans "la face cachée de la Légion", monument de pseudo journalisme d'investigation, une certaine idée sur l'Institution à peine contrebalancée par le documentaire de com' avec la trilogie "j'en chie", "j'ai un fucking accent étranger" et "ceci est une bouteille de bière"? Et c'est justement autour d'une bière qu'une idée a fait, petit à petit, son chemin...
Nous étions au congrès de la FSALE à Tours en 2010, chacun avec ses "campagnes" à raconter. Dans un coin de la popote de circonstance, j'ai entamé une discussion (animée) avec le lieutenant-colonel Xavier L. et le sénateur Picheral, ancien médecin au 2ème Etranger en Algérie, et nous cherchions "quelque  chose pour faire parler de la Légion.
Le lieutenant-colonel Xavier L. a demandé au sénateur de nous raconter les "secrets" de cette loi dont il avait été l'un des artisans...et l'idée du film s'est imposée tandis que le thème de Camerone 2011 s'accommodait d'une autre tournée. Pour ceux qui ont eu le bonheur militaire de croiser sa route, X.L lâche rarement le morceau...et la décision a été prise rapidement de poursuivre dans cette voie.

Grâce à l'appui sans faille de toutes les composantes de la planète Légion, avec le soutien de la société Kilahom link, et de l'ECPAD link le projet s'est mis en place.

Du ministre en exercice au jeune légionnaire rentrant d'OPEX, tous les témoins sollicités se sont prêtés de bonne grâce à l'exercice audiovisuel sous la direction de Marcela Feraru.

Un an et quelques mois plus tard, le documentaire est terminé et je vous laisse découvrir la bande annonce : "par le sang verse teaser" par Marcela Feraru

Pascal Bonneti a écrit le volontaire étranger en 1920 en hommage à tous ces étrangers fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé.

En 2011, après avoir entendu Marius, Joao, Jia Wei et les autres, parler de leur engagement, et de leur idée de la France, j'ai eu l'impression qu'un nouveau poème légionnaire était écrit. Et c'est un sacré hommage que leur rend la chaîne Histoire link en diffusant le film au mois de novembre, comme un respectueux salut au Soldat Inconnu qui dort sous l'arche immense.

Fiche technique

« Français par le sang versé, histoire d'une loi »

Réalisation: Marcela Feraru -
Montage : Michel Quentric -
Images : Képi-Blanc, Jean Vilain, Jean-Paul Pigeot.
Durée: 52'.
Producteur Emmanuel Migeot (Kilaohm Productions) - Patrick Buisson et Anne Grolleron (Histoire)

Témoins : Mariusz Nowakowsky, blessé à Sarajevo en 1993; Joao Ribeiro de Almeida, blessé en Côte d'Ivoire en 2003; Jia wei Zhang, blessé en Afghanistan en 2010. Général (2S) Jean- Claude Coulon - Marceau Long (Conseiller d'Etat) - Thierry Mariani (Ministre chargé des Transports) - Jean-Claude Narcy (Journaliste) - Jean-François Picheral (Sénateur)

Mémoirepatrimoine


Petit Marsoin

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Le cèdre et le soldat.

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Célébration du 19 juillet 2011

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Homélie de Mgr Ravel

Cathédrale Saint Louis des Invalides à Paris

 

Introduction à la célébration

"Monsieur le président, messieurs (et mesdames) les ministres, autorités civiles et militaires, familles de nos morts pour la France et vous tous présents ou en communion avec nous, soyez les bienvenus dans cette église des soldats, notre cathédrale saint Louis.

Dans quelques instants nous allons vivre la cérémonie militaire d’hommage national qui aura lieu dans cette cour d’honneur où bat, grâce aux invalides de nos guerres, le cœur de la nation française.

Prenons ici le temps d’une plongée forte dans un recueillement intense, chacun selon ses convictions.

Pour les hommes de prière parmi nous, ce recueillement est prière. Car les hommes de prière ne laissent rien passer sans Dieu.

Pour les fidèles catholiques, cette prière est célébration où Dieu agit plus que nous car il inonde de son pardon les morts et les vivants.

Recueillons-nous, prions, implorons la miséricorde.

Homélie de Monseigneur Luc Ravel, Évêque aux armées

1. Le flot de nos sentiments :

C’est du cœur que partent nos paroles. Laissons notre cœur marquer d’abord nos paroles avec les sentiments qui l’habitent.

Parmi ces sentiments, il y a bien sûr une peine immense : comment ne pas être profondément et personnellement atteint par la disparition de 7 jeunes hommes, fleurons de notre nation, fils de nos familles, camarades de nos unités ?

Mais dans cette peine se glissent d’autres sentiments. Car la tristesse n’arrive pas seule quand nous sommes en face de ces cercueils recouverts de notre drapeau. La douleur n’étouffe pas la palpitation de la fierté : une sobre mais grande fierté nous habite parce que ces hommes là ne sont pas décédés par accident ou de maladie. Ils sont morts pour la France. Notre admiration pour leur courage se transforme en fierté d’appartenir à ce peuple, à ce grand corps aux mille visages dont les membres sont capables de donner leur vie pour ceux qu’ils aiment. Nous avons raison d’être fiers quand notre équipe nationale triomphe sur les stades. Mais nos joueurs n’y risquent que leur réputation. Ici, nos soldats jettent leur vie devant nous. C’est là leur noblesse de soldat, c’est là notre grandeur de français.

2. Etre militaire :

Cette noblesse du soldat nous invite à redire ce que signifie être militaire : être militaire, ce n’est pas d’abord être disponible ou même porter les armes. Etre militaire, c’est avant tout ne plus s’appartenir, ni même appartenir à sa propre famille : j’ai conscience de la dureté de ces propos tenus en présence de nos familles éprouvées par le deuil. Etre militaire, c’est appartenir à la Nation. Exister et agir pour elle. Vivre et mourir pour elle.

En 1919, une énorme question s’était posée : devions-nous enterrer nos morts ensemble dans des cimetières nationaux ou rendre aux familles les corps identifiés ? La polémique fit rage. Le père Doncoeur militait avec d’autres pour que restent ensemble ceux qui avaient péri ensemble. Dans un texte intitulé « Champ d’honneur », il écrivait cet émouvant appel aux mères et aux veuves :

« Il est mort au champ d’honneur,

Vous l’enlevez du champ d’honneur

Vous lui ravissez sa gloire

Et vous vous décevez. »

(Paul Doncoeur Aumônier militaire, éditions de la Loupe, pages 179)

En 1920, la France va rassembler ses morts dans d’immenses mausolées dignes de l’héroïsme de ces fils tués pour la Patrie. Certes, nous ne sommes plus en 1920, mais nous restons de ces hommes fixés sur l’éternel militaire : vivants ou morts, nous appartenons davantage à notre Patrie qu’à nos proches. Etre soldat ne relève pas de la sphère privée même si à la base il y a un choix personnel.

Alors que certains s’interrogent sur l’opportunité d’aller mourir pour les Afghans ou d’autres peuples, nous répondons inlassablement : c’est pour la France que nous mourons. Ici ou au bout du monde : ce n’est pas la première fois dans l’histoire que nos soldats meurent pour la France ailleurs qu’en France.

3. C’est un oiseau qui vient de France :

Puis-je justement prolonger ce propos avec une chanson créée en 1885 et intitulée : « C’est un oiseau qui vient de France » ? Ce chant raconte l’histoire d’un oiseau qui « dans une bourgade lointaine, vint montrer son aile d’ébène. » Le voyant virevolter au-dessus d’un territoire ennemi, l’enfant, le vieillard puis la fillette, tous trois aux cœurs palpitant d’espérance, s’écrient successivement : « sentinelles, ne tirez pas. C’est un oiseau qui vient de France. » Mais ils ne seront pas entendus ainsi que le dit le dernier couplet :

« Il venait de la plaine en fleur

Et tous les yeux suivaient sa trace,

Car il portait nos trois couleurs,

Qui flottaient gaiement dans l’espace.

Mais un soldat fit feu,

Un long cri part et l’hirondelle,

Tout à coup refermant son aile,

Tombe expirante du ciel bleu. »

Et le refrain conclut :

« Il faut au cœur une espérance,

Rayon divin qui ne meurt pas,

Mais l’oiseau qui chantait là-bas,

Mais l’oiseau qui chantait là-bas,

Ne verra plus le ciel de France. »

« Il faut au cœur une espérance. » L’espérance est à portée de main : sachons la cueillir du fond du cœur. Elle porte en elle la certitude de la vie qui traverse, transperce et exténue la mort. L’Espérance chrétienne, nous l’avons dans l’exacte mesure où nous sentons en nous une vie que rien ne peut arrêter, pas même la mort. Et cette espérance ne trompe pas car le Christ est ressuscité d’entre les morts.

Alors pour tous ceux qui ne verront plus le ciel de France, tenons ferme la force de l’espérance.

Amen."


« Cérémonie d’hommage national rendu aux soldats morts en Afghanistan ALLOCUTION DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Hôtel des Invalides -- mardi 19 juillet 2011 »

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Monsieur le Premier ministre, 

Monsieur le Président du Sénat, 

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, 

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, 

Mesdames et Messieurs,

 

Une fois encore dans cette cour des Invalides, retentit le son de la marche funèbre qui accompagne à leur dernière demeure ceux que la France veut honorer de l'avoir si bien servie.

Devant ces sept cercueils recouverts du drapeau tricolore sur lequel j'accrocherai dans un instant la médaille de la Légion d'Honneur, je m'incline au nom de la Nation tout entière avec la reconnaissance et le respect dus à ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour leur pays.

Je pense à leur famille, à leurs enfants dont la douleur touche le cœur de tous les Français.

Je pense à leurs frères d'armes qui les ont vus tomber à côté d'eux et qui continuent de risquer leur vie.

 

Capitaine Thomas Gauvin, 

Adjudant-chef Jean-Marc Guéniat, 

Adjudant-chef Laurent Marsol, 

Adjudant-chef Emmanuel Techer, 

Maître Benjamin Bourdet,  Sergent Sébastien Vermeille, 

Brigadier-chef Clément Kovac,

 

Vous vouliez servir votre pays. 

Vous aviez choisi le beau métier de soldat. 

Vous en connaissiez les exigences et les risques. 

Vous n'avez pas hésité. Vous n'avez pas reculé. 

Vous êtes allés jusqu'au bout de votre engagement. 

Vous avez accompli votre devoir selon la haute idée que vous vous en faisiez. 

Vous avez fait vôtres les vertus militaires de discipline, de fidélité, de courage et d'honneur.

Vous êtes tombés dans une guerre où des assassins fanatiques et sans honneur cherchent à asservir par la terreur des hommes, des femmes et des enfants désarmés que vous aviez mission de protéger contre cette violence aveugle et meurtrière.

 

C'était une noble mission. Vous l'avez accomplie noblement. Vous avez pris de grands risques, en partageant la vie quotidienne de ceux que vous deviez défendre parce que vous saviez que vous ne pouviez pas les défendre de loin et que vous ne pourriez pas les protéger en vous protégeant vous-même. 

Vous avez mis votre vie en danger pour sauver d'autres vies, des vies innocentes. 

Aucune vie ne peut s'échanger contre une autre vie.  La perte d'un être cher est irréparable et rien ne peut sécher les larmes d'un père, d'une mère, d'une épouse, d'un fils, d'une fille. 

Mais vos pères, vos mères, vos épouses, vos enfants peuvent être fiers de vous comme vous pouvez être fiers de leur courage et de leur dignité.  

 

Vous n'êtes pas morts pour rien. 

Car vous vous êtes sacrifiés pour une grande cause. 

Vous avez défendu les plus belles valeurs de notre pays. Vous avez combattu dans une guerre juste engagée contre une tyrannie qui emprisonnait tout un peuple, qui opprimait les femmes, qui maintenait les enfants dans l'ignorance et qui avait transformé tout un pays en base arrière du terrorisme et de l'obscurantisme.

 

Vous n'êtes pas morts pour rien. 

Vous êtes morts pour la grande cause des peuples libres qui ont payé leur liberté avec le sang de leurs soldats.

On ne devient esclave que lorsque l'on n'a plus la volonté de se défendre.

L'armée française, c'est l'affirmation par le peuple français de sa volonté de demeurer libre et de ne jamais devenir l'esclave de quiconque.

L'armée française, ce n'est pas seulement un instrument parmi d'autres d'une politique.

L'armée française, c'est l'expression la plus achevée de la continuité de la Nation française dans l'Histoire

L'armée française, c'est l'expression de la détermination constamment renouvelée de la France à défendre l'idée qu'elle se fait d'elle-même, de sa vocation dans le monde et d'une certaine idée de l'Homme, profondément ancrée en elle.

 

Si la France a passé avec la liberté du monde « un pacte multiséculaire », elle le doit d'abord à son armée.

L'armée française n'est pas séparée du reste de la Nation française car l'armée française fait corps avec la Nation française.

Soldats, qui êtes morts pour la France, pour accomplir la mission qu'elle vous avait confiée, soldats qui avez rejoint par-delà la mort la longue cohorte de tous ceux qui sont tombés un jour au champ d'honneur, vous êtes à votre tour aujourd'hui comme le furent ceux qui vous ont précédés, vous êtes le visage meurtri de la France, le visage dans lequel la France reconnait ses plus belles valeurs humaines. Soldats, vous êtes partis en pleine jeunesse en emportant avec vous les promesses d'une vie heureuse.

Mais nul ne vous a volé votre destin. Soldats, vous avez vécu et vous êtes morts en hommes libres.

Pour vos proches, pour vos frères d'armes, pour tous les Français qui aiment profondément leur pays, soldats, vous resterez à jamais des exemples dont la France se souviendra et dont chacun d'entre nous se souviendra au milieu des épreuves de la vie.

 

Capitaine Thomas GAUVIN, Vous étiez sorti de Saint-Cyr il y a 3 ans. Major de votre promotion, vous aviez choisi le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes. Cet engagement, vous l'avez porté avec passion. Chuteur opérationnel, chef de section commando parachutiste, vous aviez pour la première fois emmené votre section en opération l'an dernier en République centrafricaine. En Afghanistan, vous aviez montré à nouveau que commander, c'était faire partager à vos hommes votre énergie, le sens de votre engagement et de votre mission.

 

Adjudant-chef Jean-Marc GUÉNIAT, Vous aviez rejoint le 17ème régiment du génie parachutiste de Montauban comme engagé volontaire en 1994. Vos supérieurs avaient très vite remarqué vos qualités et vous avaient dirigé vers l'école du génie d'Angers, où vous aviez accédé au corps des sous-officiers. Chuteur opérationnel, instructeur commando, vous aviez montré votre bravoure au cours de nombreuses opérations en Afrique et dans les Balkans. A chaque fois, vous aviez passionnément aimé transmettre vos connaissances et votre savoir- faire aux jeunes soldats que vous commandiez.

 

Adjudant-chef Laurent MARSOL, Après avoir fait votre service militaire en 1998, vous vous étiez engagé à l'école nationale des sous-officiers d'active. Major de votre promotion, vous aviez rejoint le 1er régiment de chasseurs parachutistes. C'était il y a 10 ans. Chuteur opérationnel, commando parachutiste, vous aviez une grande expérience des opérations. C'était la 3ème fois que vous étiez engagé en Afghanistan. Vous aviez à cœur de faire partager à vos hommes votre expérience et votre connaissance du terrain.

 

Adjudant-chef Emmanuel TECHER, Vous aviez rejoint le 17ème régiment du génie parachutiste il y a 17 ans, à l'issue de votre formation à l'école des sous-officiers d'active des transmissions. Très vite, vous aviez opté pour le métier de sapeur et la formation aux techniques de combat. Vous aimiez l'action, vous aimiez le terrain. Vous étiez un sous-officier supérieur parmi les meilleurs et les plus expérimentés, comme vous l'aviez prouvé lors de nombreuses opérations, en Afrique et dans les Balkans.

 

Maître Benjamin BOURDET, C'est votre amour de la mer qui vous a mené à servir votre pays. Natif de l'ile de Ré, vous étiez entré dans la marine nationale en 2003 comme fusilier marin et vous aviez progressé dans cette spécialité jusqu'à recevoir en 2008 votre béret vert de commando marine. C'était l'aboutissement de votre vocation. Au sein du commando JAUBERT, vous aviez notamment participé à la lutte contre la piraterie dans l'océan Indien. Vous aviez alors prouvé vos qualités de tireur d'élite et votre très grande bravoure.

 

Sergent Sébastien VERMEILLE, Vous aviez commencé votre carrière dans l'infanterie de marine, au 1er puis au 21ème RIMa. Vous aviez été engagé au Kosovo puis au Tchad. Il y a 2 ans, vous aviez choisi de combattre avec d'autres armes et de devenir un « soldat de l'image » comme opérateur audiovisuel. En Afghanistan, où vous aviez déjà été déployé comme marsouin, vous étiez un témoin engagé, talentueux et courageux. Grâce à vous, nos compatriotes pouvaient partager le déroulement de vos missions et comprendre le sens des engagements de la France.

 

Brigadier-chef Clément KOVAC, Vous aviez rejoint le 1er régiment de chasseurs à Verdun en 2007. Vous étiez un expert du char AMX 10 RC, que vous pilotiez avec une grande habileté, quelles que soient les difficultés du terrain. Après un premier engagement en Nouvelle-Calédonie, vous faisiez en Kapisa l'expérience de votre première opération extérieure de longue durée. Vous aviez prouvé votre grande rigueur et votre endurance dans un poste très exposé où vous avez acquis toute la confiance de vos chefs.

 

« Honneur et Patrie »  Vous connaissiez mieux que quiconque le sens de ces deux mots.  Vous les avez fait vivre.  Puissent-ils toujours se trouver de jeunes Français qui vous ressemblent pour que les générations futures comprennent encore leur signification. « Honneur et Patrie » 

 

La France tout entière s'incline sur vos cercueils.

 

Vive la République ! 

 

Vive la France !


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