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Les gendarmes mobiles de Pithiviers reviennent de mission 30102010

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Publié le 30 octobre 2010

Ils sont arrivés, mercredi, après quelques heures de vol et une mission de trois mois effectuée en outre-mer. Leur tâche, la sécurité publique générale au service du citoyen et la lutte contre l'orpaillage illégal. Mercredi, à 7 heures, les 72 gendarmes mobiles de l'escadron 44/3 de Pithiviers, sous les ordres du capitaine Tristan Matorez, ont atterri à Orly, après un déplacement de trois mois en Guyane. Le retour dans le froid de la métropole les a brutalement saisis à la descente de l'avion (30o de différence).

Les hommes se sont tous dirigés vers les trois bus de la gendarmerie qui les attendaient ainsi que vers leurs collègues, sourire aux lèvres, enfin de retour ! Partis de leur garnison pithivérienne le 29 juillet dernier (notre édition du 2 août) pour Cayenne, ils y ont mené des missions de sécurité publique générale et ont participé à la lutte contre l'orpaillage illégal au coeur de la forêt guyanaise, tout en constituant une réserve au maintien de l'ordre. 

 

Pendant la mission de lutte contre l'orpaillage, l'adjudant-chef Ayrault donne ses dernières consignes aux gendarmes et légionnaires avant de reprendre la progression à travers la forêt guyanaise.

Prévention et intervention

« Cette mission a été dense et concernait la majorité de l'effectif. En effet, il s'agissait de renforcer l'action de nos camarades de la gendarmerie départementale dans la banlieue de Cayenne, à savoir une zone densément peuplée, concentrant de grandes disparités entre quartiers résidentiels, voire huppés, et d'autres plus défavorisés. Drainant des flux importants, ces zones constituent un foyer de délinquance important », exprime le capitaine Tristan Matorez dès son retour.

Un effectif était déployé en permanence pour prévenir les commissions d'infractions, assurer des missions de sécurité routière et conserver une capacité à intervenir sans délai sur la circonscription. « Ce sont les mêmes missions de sécurités que nous effectuons en métropole mais, la différence c'est la densité de population en un même lieu, les infractions qui divergent et la lutte contre la clandestinité. « En effet, beaucoup entrent dans le pays illégalement par la frontière avec le Brésil ou le Surinam par exemple ».

Dans le même temps, les gendarmes de Pithiviers étaient chargés du transfèrement des détenus entre le centre pénitentiaire et le palais de justice.

Milieu difficile

Au coeur de la forêt guyanaise, à partir du village de Saul, de quelques dizaines d'habitants accessible uniquement par voie aérienne, une vingtaine de gendarmes de Pithiviers ont, de plus, participé aux côtés de militaires de la légion étrangère issus du 3e régiment de Kourou, à la lutte contre l'orpaillage illégal.

Il s'agissait, en menant des patrouilles communes, de déceler des sites d'orpaillage illégal ou les voies d'approvisionnement logistique utilisées par les Garimperos (orpailleurs clandestins, ndlr).

Lourdement chargés, gendarmes et légionnaires ont crapahuté plusieurs jours durant dans un milieu difficile et hostile. « Mes hommes ont néanmoins vu leurs efforts récompensés par un bilan très positif : durant le déplacement, plus de 600 grammes d'or, sachant que le gramme s'échange près de 25 euros-2 kilogrammes de mercure et 6 armes à feu ont été saisis par les gendarmes. Les installations et matériels d'orpaillage (motopompes, tables de levée...) ou de logistique découverts ont été systématiquement détruits », souligne le capitaine.

Ce type de mission est très différent de celles qui sont effectuées en métropole. Cela exige rusticité, rigueur, goût de l'effort, ainsi que la maîtrise de savoir-faire tactiques propres à la forêt équatoriale. C'est une illustration concrète de la notion de militarité en gendarmerie. De retour à Pithiviers, les gendarmes de l'escadron 44/3 vont prendre quelques jours de repos bien mérité avant de reprendre un rythme d'activité soutenu.

Lutte contre l'orpaillage illégal



L'orpaillage illégal représente un fléau aux conséquences catastrophiques sur l'environnement. Outre la déforestation sauvage pour l'installation des sites, les « Garimperos » (orpailleurs clandestins) utilisent massivement du mercure pour amalgamer les particules d'or dans les rivières, à l'origine d'une pollution dangereuse des cours d'eau.

L'impact sur l'environnement est très fort en causant la destruction d'espèces végétales et animales menacées, la pollution des eaux et des sols.

C'est en réponse à ce fléau que, sur décision du président de la république, l'opération Harpie, mobilisant tous les services concernés de l'État (préfecture, forces armées, gendarmerie, Police aux frontières (PAF), douanes, Office national des eaux et forêt (ONF), Parc Amazonien de Guyane, etc.) est mise oeuvre depuis deux ans.

Des missions de trois mois sont ainsi effectuées par des escadrons de gendarmerie métropolitaine. Pithiviers a été remplacée par l'escadron de Decize (Nièvre).
Agnès Surjus-Tardy

Traduction

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