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La Newsletter 17/14 de l'AALEME.

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A REDIFFUSER SANS MODÉRATION

Pierre Vivent : la disparition d'un humaniste

Jeudi, 16 Mars 2017 06:32

Actualités

Publié le 16/03/2017

Pierre Vivent avec son «  béret vert  » lors d'une commémoration à VIllefranche./Photo DDM archives JPC.

Pierre Vivent avec son « béret vert » lors d'une commémoration à VIllefranche./Photo DDM archives JPC.

 

D'un sourire pétillant, l'œil malicieux, il était toujours prêt à décocher une saillie verbale, manière de tester son interlocuteur. Ce qui n'empêchait pas l'enfant de La Fouillade, qui vient de s'éteindre à l'âge de 95 ans, au terme d'une vie menée tambour battant, de porter en lui les valeurs d'humanisme comme une seconde peau.

Légion d'honneur, Médaille militaire au feu, Croix de guerre 1939-1945, Croix de guerre TOE, Croix de la valeur militaire et douze autres décorations françaises et étrangères. Sa poitrine suffisait à peine pour contenir toutes les décorations gagnées au combat en quelques années de guerre par le légionnaire Pierre Vivent.

La Légion étrangère, il l'avait rejointe à l'âge de 24 ans, dans l'est de la France, au sein du Régiment de Légion étrangère (13e DBLE) qui, venant de Bir Hakeim et Monte Cassino, a fait le débarquement de Cavalaire. Cap vers la Tunisie, via Alger, puis l'Indochine. Au cours des 42 mois que durera ce premier séjour en «Indo», Pierre Vivent sera blessé trois fois : éclats d'obus aux bras, balle dans une rotule et grave blessure à la tête en sautant sur une mine. On le donnera pour mort au point que les autorités militaires envoyèrent une lettre dans ce sens à ses parents. Heureusement, il a pu, avant qu'ils ne la reçoivent (le courrier mettait alors beaucoup de temps et les mails n'existaient pas encore avec leur terrible immédiateté), les prévenir qu'il était toujours en vie…

Il rejoignit ensuite Madagascar pour 2 ans, avant de retrouver l'Indochine où il sera à nouveau deux fois blessé : éclats d'obus aux jambes et à l'abdomen. Il quittera l'uniforme et rejoignit un temps la vie civile. Puis rempila ensuite dans la Légion au bataillon de Corée avant de retrouver l'Indochine où une sixième blessure attendait ce grand mutilé de guerre.

Après l'Armistice, il se retrouva pour six nouvelles années au Maroc et en Algérie pour quitter définitivement l'uniforme au grade d'adjudant-chef après le putsch d'Alger à l'âge de 39 ans. Et commencer une nouvelle vie professionnelle entre Paris, le Sud-Ouest et son village de La Fouillade auquel il était viscéralement attaché.

De son passé à la Légion, Pierre Vivent retenait avant tout le formidable esprit de camaraderie.

Homme d'amitié à l'engagement farouche et à la plume alerte, il présida ensuite et de longue année l'Association des anciens combattants de la Légion étrangère qu'il avait fondée, comme celle des médaillés militaires. Pour les anciens de la Légion en manque de repères, n'avait-il pas aménagé dans son village «le relais Camerone» où il lui arrivait d'héberger des «képis blancs». Ce fils d'enseignant, défenseur de l'école publique, accompagna aussi la création de l'Association des anciens élèves du collège et des lycées de Villefranche avec ses amis de toujours.

L'engagement, il l'a eu aussi sur le terrain politique dans ce monde du radicalisme «de gauche» comme il aimait à insister auprès de Robert Fabre d'abord, puis de Jean Rigal.

L'amitié avait pour lui valeur de partage. Jusqu'à ce que la maladie commence à amputer ses sorties, «Pierrot» se démultipliait sur bien des terrains. Qu'ils soient sportifs, sans exclusive dans l'univers du ballon rond comme ovale pour celui qui fut l'ami du rugbyman Guy Boniface. Et aussi associatifs avec de nombreux coups de pouce locaux. Mais aussi festif pour ce danseur toujours vêtu du noir de l'élégance, tournant la valse comme personne.

La Corse, d'où est originaire son épouse Mireille, était une autre des passions de Pierrot Vivent qu'il aimait à faire découvrir et partager en ouvrant le gîte de la vaste maison familiale à ses proches, comme à ceux qui l'étaient moins.

Autant d'images qui défilent à l'heure du grand départ d'un homme de cœur qui n'avait pas manqué de se raconter dans un livre autobiographique coupant court à toute malveillance…

À son épouse Mireille, à ses fils et tous ses proches, «La Dépêche» présente ses sincères condoléances.

Ses obsèques seront célébrées ce vendredi 17 mars, à 10 h 30, à La Fouillade.

J.-P. C.

Bienvenue au HK 416 F

Mardi, 14 Mars 2017 08:16

Ministère de la Défense

10/03/2017

 

93 080. C’est le nombre de HK 416 F dont l’armée de Terre va se doter dans les dix prochaines années. Visant à remplacer le FAMAS dont le coût de maintien et d’entretien est de plus en plus pesant, ce fusil d’assaut moderne va permettre à l’armée de Terre de faire un bond technologique dans le domaine du petit calibre. Fiable, robuste, précis, facile d’emploi, ce nouveau fusil est à l’image d’une armée de Terre moderne, capable de faire face aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Résolument engagée dans un renouvellement de ses équipements, l’armée de Terre vit actuellement une période de transition capacitaire de grande ampleur, à l’image de l’arrivée, à court terme, du HK 416 F. Présent au sein de l’institution et sur tous les théâtres d’opérations depuis presque 40 ans, le fusil automatique de la manufacture de Saint-Etienne (FAMAS), après près de 40 ans de loyaux services, est en effet arrivé en limite d’évolution et de développement. Son soutien devient de plus en plus difficile car le coût de maintien en condition opérationnelle est très élevé. Il est temps pour lui de laisser sa place à la nouvelle recrue : le HK 416 F. Fusil au calibre OTAN de 5,56 mm, le « HK », proposé par Heckler et Koch dans sa version F, est à l’image du nouveau modèle économique de l’armée de Terre : pour une meilleure économie des moyens. Ainsi, comme l’a rappelé le chef d’état-major de l’armée de Terre lors d’une audition à l’Assemblée nationale le 19 octobre dernier : « Le FAMAS est un très bon fusil, mais il a quarante ans d’emploi intense et coûte cher à l’entretien. Avec trois percuteurs, on peut acheter un HK 416. Avec six chargeurs FAMAS, on achète un HK 416 ».

Pour l’armée de Terre, l’objectif est donc d’armer 93 080 militaires de HK 416 F. Ces chiffres prennent en compte à la fois la force opérationnelle terrestre (FOT = 77 000 hommes), le « hors FOT » et les réservistes. Ainsi, dès cette année, ce sont quelques 5 300 fusils qui seront livrés aux forces terrestres. Puis, jusqu’en 2023, 10 000 fusils environ seront livrés par an et le chiffre se stabilisera à 5000 par an de 2024 à 2028.

Une arme aux multiples avantages

Pensé pour s’adapter aux besoins de chaque utilisateur, le HK 416 F, grâce à sa modularité, va permettre de gagner en efficacité. Plus de droitier ou de gaucher car le fusil n’offrira qu’une seule configuration ; à la différence du FAMAS, le HK 416 dispose également d’une crosse réglable et de talons de crosse s’adaptant à la morphologie des tireurs.

Deux versions équiperont les soldats. La version standard de 90 cm pourra accueillir une baïonnette et effectuer des tirs de grenade à fusil pour les unités débarquées. Ce sont donc 38 500 exemplaires qui seront livrés dans cette version, dont 14 915 seront félinisés (2020-2021). Une version courte de 80 cm équipera quant à elle les combattants embarqués, soit près de 55 000 soldats. Hormis cette particularité, les deux armes seront strictement identiques : bretelle ajustable, 4 rails Picatinny pouvant accueillir l’ensemble des accessoires (bipied, baïonnette, lance-grenade ou optique), etc. Avec une excellente durée de vie (30 000 coups sans dégradation de la précision), cette arme est capable de tirer dans toutes les configurations et toutes les situations. Comme l’a réaffirmé le CEMAT lors de sa visite à la section technique de l’armée de Terre (STAT) où il a pu tester la nouvelle arme : « A partir du moment où le soldat maitrisera bien l’ISTC [instruction sur le tir de combat], il n’aura aucune difficulté à passer sur le HK demain ».

La Légion et les "Gaulois "

Lundi, 13 Mars 2017 09:02

Ainsi va le monde !

vendredi 3 mars 2017

 


Même si la Légion est étrangère, elle a toujours compté dans ses rangs des Français. Ces dernières années, leur volume représentait environ 10% des effectifs recrutés. La poursuite de la montée en puissance de l’institution en 2016 (1700 militaires) oblige à un réajustement du recrutement. A renforcer le vivier de francophones et en particulier de "Gaulois". C’est pour cette raison que 9 opérations d’information seront menées en 2017 dans des zones peu visitées jusqu’ici. Afin d’augmenter le chiffre actuel de 150 engagés volontaires recrutés dans l’hexagone et outre-mer. "Nous partons ainsi à la rencontre de nos concitoyens implantés en zone rurale mais aussi des vacanciers" précise le lieutenant-colonel Yann Doutey, chef de corps du Groupement de recrutement de la Légion étrangère (Fort de Nogent, 94). Après l’opération Bretagne menée en janvier, l’opération Adret vient d’être réalisée dans les stations de ski des Alpes, du Jura et des Vosges et sera suivie de l’opération Jules César sur un axe Est-Nord-Est (Besançon-frontière belgo-luxembourgeoise) avec le car podium de la Légion et des représentants des PILE (postes d’information) concernés. D’autres sont à venir en Corse, Aquitaine, Pyrénées, Normandie… Profils visés : des combattants dont une partie deviendra les cadres de demain des régiments légionnaires. "Nous allons également développer notre capacité à informer dans le Pacifique Sud, en Polynésie et Nouvelle-Calédonie."

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Cheyenne Carron présente son film «A jamais fidèle» à la Légion étrangère

Lundi, 13 Mars 2017 08:21

legion visuel.jpg

Publié le 10/03/2017

Cheyenne Carron a été reçue par le général Jean Maurin, commandant la Légion étrangère, pour présenter son film "A jamais fidèle", pour lequel la Légion étrangère apporte son soutien. A l'issue, elle a bien voulu se prêter au jeu de l'interview.

 

Cheyenne Carron présente ses films dans le bureau du général de division Jean Maurin | 10 mars 2017 | DR

Cheyenne Carron, vous êtes scénariste, réalisatrice, productrice de films, vous avez réalisé votre premier court-métrage « A une Madone » en 2001, à 25 ans. Depuis, vous avez tourné 10 films et en avez deux en préparation, dont « A jamais fidèle » qui aborde la Légion étrangère par le biais du parcours d’un jeune en quête de valeurs authentiques, qu’il finira par trouver à la Légion étrangère. Plus personnellement vous ne cachez pas une enfance qui passe par la Ddass, une adolescence exubérante, une adoption, une conversion au catholicisme vécue comme salvatrice, un cinéma engagé. Pour reprendre une tirade de Marlène Dietrich dans Morocco : « il y a aussi une Légion étrangère pour les femmes ». Votre parcours semble l’indiquer.

* * *

Que raconte "A jamais fidèle" ? Pourriez-vous nous dire, sans toutefois dévoiler l'intégralité de votre film, quel sera le fil conducteur de cette histoire ?

Cheyenne - Mon film racontera l’histoire d’une transmission entre Henri, un ancien Légionnaire qui a fait la guerre d’Indochine et celle d’Algérie et David, un jeune Français en manque de repères. David verra en Henri ce que la société civile ne lui donne pas, à savoir un modèle, un exemple d’héroïsme.

 

Pourquoi vous-êtes-vous tournée vers la Légion étrangère, et non pas vers un autre corps d’armée ?

Cheyenne - C’est une histoire un peu personnelle...A 16 ans, la DDASS (je suis pupille de l’état) m’a retirée de ma famille d’accueil et m’a placée en foyer d’urgence, je n’étais pas heureuse dans la vie, j’avais besoin d’ordre, d’autorité, de changer d’identité, de trouver une autre famille, alors je suis allée prés de chez moi frapper à la porte du 1er Régiment de Spahis à Valence, je leur ai dit que je voulais entrer dans la Légion et servir mon pays. Là-bas ils m’ont répondu, un sourire en coin, que la Légion ne prenait pas les femmes.

Alors à 18 ans, lorsque mon assistante sociale m’a dit que je devais désormais me débrouiller dans la vie, et que la DDASS ne m’aiderait plus pour vivre, je suis allée à Paris pour faire la seule chose qui me plaisait ; du cinéma. Lorsque je me suis mise à écrire “A jamais fidèle”, j’ai repensé naturellement à mes premières amours : La Légion.

Et pour la petite histoire, après avoir galéré cinq ans dans une chambre de bonne à Paris, j’ai eu enfin les moyens de m’offrir le loyer d’un studio.. et peu de temps après m’être installée, j’ai découvert que mon voisin du dessus était Pierre Schoendoerffer...

 

Que souhaitez-vous montrer à travers cette histoire ?

Cheyenne - Dans mon histoire, David ne manque de rien, il vit dans de beaux quartiers, il vient d’une famille cultivée et bourgeoise, il est promu à un bel avenir, et pourtant il ne se sent pas à sa place dans ce monde. David admire Henri qui incarne d’autres valeurs. Il choisit Henri comme père de substitution, car son propre père, ingénieur, ne lui inspire que peu de choses.

Henri finira par accorder sa confiance et son amitié à ce gamin, car il verra en lui peut-être le même d’idéal qui l’animait lorsqu’il s’était engagé.

 

Quelles sont les valeurs que vous souhaitez transmettre ? Est-ce un message destiné à la jeune génération ?

Cheyenne - A travers cette histoire, j’aimerais montrer à quel point ce qui peut sauver un jeune, c’est de tendre vers un idéal au-delà de lui, loin du confort et de la facilité, et s’engager pour quelque chose qui transcende. La Légion, ou l’engagement militaire en général, fait partie de ces possibilités.

 

Par le passé, la critique a qualifié certains de vos films de "cinéma combattant", au regard de votre engagement tant personnel que matériel (financement des films). Aujourd'hui, avec "A jamais fidèle", ajoutez-vous une nouvelle définition, plus littérale, à ce cinéma qui vous caractérise ?

Cheyenne - « A jamais fidèle » sera mon neuvième long métrage, et je dois dire que pour en arriver là, ça a été un long parcours fait de discipline et de beaucoup de sacrifices... il n’y a pas eu beaucoup de mains tendues. Mes films n’ont jamais reçu d’aide du CNC, ni de régions, je les ai faits chacun à moins de 70 000 euros. Pour la diffusion, peu de salle de cinéma conservent la liberté d’offrir des projections de films s’ils ne sont pas portés par les critiques... Mais je crois que la presse change aujourd’hui son regard sur ma production et ça devrait lever beaucoup d’obstacles. Vous voyez que par certains aspects, tout ça ressemble un peu à un parcours du combattant !

Après « A jamais fidèle », je ferai un film sur les blessures invisibles dont souffrent parfois les soldats aprés la guerre. Le scénario est écrit. Il s’intitule « Le soleil reviendra ». Je vais devoir travailler très dur pour permettre à ces deux films de voir le jour, ce sera mon combat. Donc mes sujets continueront à porter un regard libre et très personnel, et je n’ai trouvé que le cinéma pour l’exprimer… En ces périodes troubles, cet angle de prise de vue continuera donc à m’exposer.

 

Cheyenne-Marie Carron | 10 mars 2017 | DR

NB : L'ASAF (Association de soutien à l'Armée Française) lance un appel au dons au profit de Cheyenne Carron, pour lui permettre de réaliser son film "A jamais fidèle" dans de bonnes conditions. 25 €, c’est le montant du don (minimal) qui est demandé à chaque souscripteur. Vous recevrez, à la sortie du film, un DVD personnalisé.

Vous pouvez participer à cette action de soutien en suivant le lien : http://www.asafrance.fr/dons-film.html

En savoir plus sur Cheyenne Carron : http://www.cheyennecarron.com

 

Inauguration de la stèle Parachutistes à Agde le 3 mars 2017


Traduction

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