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La Newsletter 14/03 de l'AALEME

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La Newsletter 14/03 de l'AALEME

Décès de Maître Roland Seigneurie

samedi 08 mars 2014

Cliquez ici pour consulter l'avis n°1237391

A l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère : un président à l'honneur

13/03/2014

Le président Manfred à l'honneur pour ses 74 printemps (Picasa)

Tous les ans l'Amicale des Anciens de la Légion étrangère organise son assemblée générale au Quartier Général Rollet du 1er REG

Au cours de la dernière assemblée générale de l’Amicale des Anciens de la Légion étrangère (AALE), qui s’est déroulée au quartier Général Rollet, son président fondateur Manfred Holzhauser, a été mis à l’honneur.

En effet les amicalistes lui ont fait la surprise de célébrer son 74e anniversaire, au cours du repas de l'assemblée, alors que le secret avait été bien gardé.

Pour la petite histoire, c’est en 2002 qu’il en a été le premier président. A ce jour l’Amicale compte 107 membres actifs.

Le président Manfred, est âgé de 74 ans. Il a quitté le service actif au 6e REG de Laudun-l’Ardoise, en 1994 après 28 années de bons et loyaux services. Présent à la création du régiment le 1er juillet 1984, il a terminé sa carrière toujours au quartier général Rollet, devenu 1er REG.

Il a effectué de nombreux séjours à l’étranger : Tahiti, Djibouti, République Centre Africaine, Guyanne. Il a engagé l’Amicale dans de nombreuses manifestations, très appréciées : Participation aux Fêtes patriotiques- Aides aux familles de Légionnaires lors de décès- Aides aux Légionnaires en difficultés- Aides au reclassement des Légionnaires quittant le service actif- Création d'un caveau au cimetière de Laudun-L'Ardoise :Aide de la Mairie pour la concession et financé par les membres de l'Amicale et la Fédérations des Sociétés des Amicales des anciens de la Légion étrangère, qui est destiné aux Légionnaires décédés ou sans famille pour avoir une sépulture digne et éventuellement d'ancien légionnaire sur la demande de leur famille.

Évidemment les applaudissements nourris de toute l’assistance ont été particulièrement ressentis et appréciés par le président Manfred, chaleureusement congratulé. A notre tour Bon anniversaire Manfred.

Une belle balade à faire vers Tiznit

Le but de la promenade : Souk el Arbaa n’Aït Ahmed (quelques uns l’ont surnommé l’Oasis des tortues en raison des tortues d’eau qu’on trouve dans l’oasis)

Pour y aller : passer par Biougra et là, prendre en direction d’Aït Milk.
En gros, pour tout ce trajet, il faut compter 5 heures de route, en dehors des arrêts photos, pique-nique…
Le trajet : (cliquez pour agrandir).

Trajet Souk el Arbaa N Aït Ahmed - Oasis des tortues

Un peu de piste (en tout env. 15 km), mais très praticable.

L’arrivée sur Souk el Arbaa N’Aït Ahmed :

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les points blancs dans le champ sont des ruches.
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Ce souk autrefois important est à l’abandon depuis 1979, après la construction du barrage Youssef ben Tachfine tout proche qui a noyé une bonne partie des champs qui fournissaient ce qui était vendu dans ce souk dont les bâtiments ont été construits par la Légion Etrangère dans les années 30 pour des raisons stratégiques, l’oasis de souk Arbaa n’Aït Ahmed étant le seul point d’eau permanent de toutes les vallées environnantes.
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Presque 5000 m² de bâtiments. Tracé militaire mais savoir-faire marocain. Le mélange des deux cultures peut s’apprécier dans l’architecture unique des bâtiments. Arcades, lignes droites, caserne, maison du capitaine…, le tout en pisé chaulé.

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La boucherie.

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Après Souk el Arbaa n’Aït Ahmed, on continue sur la piste dans la belle vallée verdoyante de l’oued Massa
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Dès qu’on s’éloigne de la vallée pour rejoindre la route goudronnée, on retrouve des paysages de montagne beaucoup plus arides mais tout aussi beaux :
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Photos M. Terrier

Remise de la médaille d'argent de la FNCV au Président de l'AALE 37

Dix jeunes marseillais des quartiers Nord en stage commando en Guyane

Publié le Lundi 10/03/2014

Ils l'ont fait... et en sont fiers ! Dix jeunes ont effectué un stage commando en Guyane avec la Légion. Une expérience unique

Dans un territoire hostile, pas question de défier l'autorité, car "l'autorité, c'est la sécurité dans la jungle", et donc la survie. Photos DR et R.S.

Debout à 5 h du matin, boussole à la main et sac au dos, les journées sont ponctuées d'exercices éprouvants pour le corps et les nerfs. À leur retour, les jeunes sont accueillis comme des héros à l'aéroport.


Pas besoin de mots, l'attitude parle d'elle-même. Le sourire aux lèvres et la tête haute en dépit de la fatigue, à peine ont-ils franchi le seuil de l'aéroport qu'ils ne parlent que de ça. "Une expérience de fous", "une semaine dingue", "c'était chaud, "je sais même pas si on réalise ce qu'on vient de faire"... La prouesse est bel et bien colossale. Ces dix jeunes Marseillais viennent de braver la forêt équatoriale guyanaise dans un stage commando prévu pour des légionnaires surentraînés.

À peine arrivés en Guyane, ils sont mis d'emblée dans le bain. Après différents tests d'aptitudes physiques et de natation, puis deux jours d'entraînement en forêt, direction le Cefe (centre d'entraînement à la forêt équatoriale). Quatre jours livrés à eux-mêmes, encadrés par deux chefs de la Légion. Et dans un territoire hostile, pas question de défier l'autorité, car "l'autorité, c'est la sécurité dans la jungle", et donc la survie.

Avec un taux d'humidité de 90 %, la chaleur est étouffante Déshydratation, malaise, bestioles, cloques, hématomes... Ici tout le monde est dans la même galère donc pas question de se plaindre. Debout à 5 h du matin, boussole à la main et sac au dos, les journées sont ponctuées d'un saut de 10 mètres par-dessus un pont, d'une traversée de rivière à contre-courant avec les équipements à la main, ou encore d'exercices d'orientation perdus dans la verdoyante mais dangereuse forêt guyanaise.

"Le plus dur, je crois que c'était les habits mouillés"

"Mais le plus dur, je crois que c'était les habits mouillés tout le temps. C'était vraiment une horreur, et puis il pleuvait beaucoup donc on ne séchait jamais", confie Myriam, victime d'une luxation de l'épaule lors du dernier jour de stage. Pour les douches, il fallait faire trempette dans la rivière, non loin du bivouac. C'est d'ailleurs ces moments de bivouac qui ont permis certaines discussions constructives. Car c'est l'un des buts recherchés par l'association En action pour les nations (EAPN), créée par le pasteur et ancien légionnaire, Salim Bouali, qui a également participé au stage. Le papa de l'un des garçons était également présent ainsi que Stéphane et Adil, les représentants des marins pompiers.

Sheriff, Stéphane, Hauria, Annes-Sophie... l'ensemble des jeunes ont en tout cas vécu l'expérience à fond. Loïc de son côté a effectué un petit malaise durant le stage. Il faut dire qu'en France, il vivait la nuit et dormait le jour. "Anesthésié par le cannabis du quartier", Loïc a retrouvé sa volonté et ses énergies en Guyane. Aujourd'hui il l'affirme : "Après cette mise à zéro du cerveau, tout çà est loin derrière moi".

Il invite même d'autres jeunes en manque de repères à vivre cette expérience hors du commun. C'est d'ailleurs l'un des objectifs d'EAPN dans les semaines et mois à venir. Communiquer dans les collèges et lycées afin de permettre une certaine prise de conscience. "C'est un vecteur formidable de communication pour nous également", confie Thierry Dechaume, membre de l'unité de prévention urbaine et référent de la police nationale au sein de l'aventure, qui a été contraint, à son plus grand désespoir, de se désister au dernier moment.

"Ces jeunes ont besoin d'un encadrement moral et humain"

Au final, personne n'a lâché et le groupe s'est serré les coudes. Car dans cette expérience, il y a eu des pleurs, du stress, des conflits... mais le groupe est sorti grandi. "Chacun a su dévoiler sa vraie personnalité, ce qu'ils avaient vraiment dans les tripes, pour ensuite s'ouvrir à l'autre, révèle Salim Bouali. L'indifférence et l'apathie ont tué notre jeunesse mais lorsqu'elle se sent aimée, ce n'est plus la même. Ces jeunes ne demandent pas un encadrement financier, il ne faut pas les entretenir. Ce dont ils ont besoin, c'est d'un encadrement moral et humain, comme ce fut le cas pour nous pendant ces quelques jours".

Une cérémonie de remise de diplôme émouvante et touchante, a d'ailleurs été organisée en leur honneur, en présence notamment du Général commandant de la Légion étrangère, le général de Saint-Chamas et du colonel Alain Walter, chef de corps du 3e Régiment étranger d'infanterie.

Au moment du départ, Salim, Thierry et les autres, prennent bien soin de mettre en garde l'ensemble des jeunes sur le retour au quotidien, et donc des fréquentations qui pourraient de nouveau les tirer vers le bas. Mais comme le formule l'un d'entre eux, d'un ton rassurant, "la jungle, c'est maintenant que ça commence, mais aujourd'hui on sait comment en sortir".

Remi Simonpietri

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Indochine: la légion des inconnus de la Wehrmacht

Vendredi, 07 Mars 2014 10:14

5 mars 2014

B.D. légionnaire du 5e REI (photo de gauche, à gauche) au bord du fleuve Rouge, au Tonki, en 1951, et au sein des jeunesses hitlériennes

en Poméranie, en 1938. (Photos collection particulière.)


ENQUÊTE

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de soldats allemands faits prisonniers en France se sont engagés au côté des képis blancs dans le conflit colonial. Un jeune chercheur français retrace leurs parcours oubliés dans un livre, «l’Ennemi utile».

La guerre d’Indochine fut - aussi - une tragédie allemande, mais la plupart des Allemands, et des Français, l’ignorent. Lorsque, l’an dernier, un jeune historien français est passé au bureau des Etats de services de Berlin, organisme qui tient le registre des soldats de l’armée allemande tombés au cours des deux dernières guerres mondiales, ses interlocuteurs ont été fort surpris d’apprendre de sa bouche que plus de 2 600 de leurs compatriotes étaient «morts pour la France», et ce juste après la Seconde Guerre mondiale ! Si la chose est peu ou pas connue des deux côtés du Rhin, c’est que ces victimes-là sont restées enfouies dans une zone où l’historiographie n’avait pas beaucoup fouillé.

Waffen-SS, chevaliers prussiens

A l’issue du conflit de 1939-1945, un nombre important de prisonniers allemands s’est engagé dans la Légion étrangère. Ils se sont retrouvés presque immédiatement en Indochine. Le retrait des troupes japonaises qui occupaient la colonie française l’avait laissée dans un chaos dont le Vietminh communiste a su profiter, déclarant l’indépendance d’une partie du Vietnam en septembre 1945. Commence alors une guerre coloniale dont la Légion étrangère va être le fer de lance. Dans ses rangs, beaucoup d’Allemands, dont un nombre non négligeable de Waffen-SS. La pointe du fer de lance en Indochine, ce sera donc l’ennemi de la veille.

Combien furent-ils ? Entre 20 000 et 30 000 sur un contingent de 70 000 hommes, estime-t-on aujourd’hui, sans exclure une proportion plus forte encore. Les légionnaires allemands ont laissé derrière eux - dans les films, les romans, certains articles - d’assez belles images d’Epinal, des portraits sans nuances. Il y aurait eu, d’un côté, des chevaliers prussiens toujours prêts à démontrer leurs qualités de guerriers, comme ils l’ont souvent fait dans la Légion depuis sa création en 1831 ; de l’autre, d’anciens criminels de guerre venus se planquer dans ce corps discret de l’armée française pour tenter de se faire oublier.

Pas facile d’aller au-delà de cette iconographie saturée, entre idéalisation et diabolisation, puisque la Légion ne communique pas les dossiers personnels (1) et que, plus largement, la France a essayé de dissimuler le rôle des Allemands dans ses guerres coloniales.

Il y avait pourtant un moyen de creuser cette histoire-là : croiser les dossiers des légionnaires morts en service commandé, conservés et accessibles au Bureau des archives des victimes de conflits contemporains à Caen (Calvados), et ceux des soldats de l’armée allemande, archivés à Berlin. Cette singulière entreprise a été menée par un chercheur singulier : Pierre Thoumelin, 25 ans, officier de gendarmerie en cours de formation qui, parallèlement, travaille sur une thèse de doctorat d’histoire à l’université de Caen. La gendarmerie, «ce sera mon métier», dit Thoumelin sans l’ombre d’une hésitation. Si possible dans les enquêtes judiciaires. Il a réussi l’été dernier le concours de l’Ecole d’officiers de Melun (Seine-et-Marne). Mais l’histoire a toujours été sa passion, offrant un autre genre d’enquêtes.

Thoumelin est né au cœur du Cotentin, d’un père lui aussi gendarme et féru d’histoire. Après une prépa littéraire, il est parti faire des études à Caen. Il se dit passionné par la période contemporaine, en particulier la colonisation et la décolonisation. Sa famille n’a pas de passé avec les képis blancs, mais le fait d’ avoir grandi près des plages du débarquement et des anciens camps de prisonniers allemands l’a sensibilisé à ce sujet. «Ayant beaucoup lu sur l’Indochine, j’ai naturellement voulu savoir pour quelles raisons des Allemands étaient allés se battre là-bas», explique-t-il.

L’aventure plutôt que le retour

Thoumelin s’embarque donc dans une thèse de doctorat au Centre de recherche d’histoire quantitative de Caen, avec pour thème «Les légionnaires allemands et la guerre d’Indochine 1946-1954», sous la direction de Michel Boivin. Il crée des bases de données, trie les dossiers des soldats par classes d’âge, tente de recouper les éléments issus de ces deux grandes sources, interviewe une trentaine d’anciens légionnaires. Ce travail est suffisamment avancé pour qu’il fasse l’objet d’un livre (2) et bientôt d’un documentaire, diffusé en mai sur France 3, à l’occasion des 60 ans de Diên Biên Phu. Conclusion de son enquête : dans leur majorité, les légionnaires allemands partis en Indochine étaient des types qui cherchaient simplement à s’en sortir. Souvent, plus rien ni personne ne les attendait après la guerre en Allemagne où les conditions de vie étaient très difficiles. Alors, ces jeunes hommes vaincus ont choisi l’aventure plutôt que le retour. «Des SS se sont glissés à travers les mailles du filet : leur proportion au sein des légionnaires allemands est aux alentours de 8 à 10%, dans les classes d’âges inférieures. Cependant, même si la Légion n’a pas été très regardante, il est faux d’aller jusqu’à dire que l’Indochine a été le point de ralliement des anciens nazis», souligne Pierre Thoumelin. Ainsi le cliché du criminel de guerre allemand recyclé par l’armée française dans la Légion est-elle largement un mythe. Il n’en a pas moins nourri quelques articles de presse, notamment dans l’Humanité de l’après-guerre, et certains ouvrages, comme la Garde du diable : des SS en Indochine, du Canadien Georges Robert Elford.

En revanche, il est avéré que la présence de combattants allemands a été déterminante en Indochine. Ces derniers ont été très présents parmi les instructeurs et l’encadrement de la Légion, ce qui ne posait guère de problème puisque 70% des légionnaires servant en Indochine étaient germanophones. C’est que les képis blancs ont eu une forte culture germanique dès la création du corps en 1831 : trois des sept bataillons initiaux étaient constitués uniquement d’Allemands.

En 1940, l’une des premières demandes de l’Allemagne nazie au gouvernement de Vichy fut de lui remettre les légionnaires allemands, dont le nombre était alors estimé à 10 000. Ainsi, nombre de traditions de la Légion sont d’origine germanique, en particulier les chants.

En Indochine fut mise à profit l’expérience d’anciens membres d’unités d’élite, comme les parachutistes de la Luftwaffe, qui s’étaient illustrés dans les batailles de Normandie et de Monte Cassino. C’est ainsi que l’«ennemi héréditaire» est devenu l’«ennemi utile». Ceci n’a pas aidé au rapprochement entre la France et l’Allemagne dans l’après-guerre. «Nous avons pu retrouver dans les fichiers de décès de légionnaires allemands des demandes de familles formulant expressément le souhait que la mention "mort pour la France" soit retirée du dossier de leur fils», écrit Pierre Thoumelin. Dès lors, la France s’en est souvent tenue à la mention «mort au champ d’honneur». Cela explique en partie la surprise des Allemands face au nombre de ses victimes en Indochine. Le parcours de ces légionnaires est parfois très complexe. Kurt K., né en 1924, comptait à sa mort, en mars 1953, deux citations au titre de la Wehrmacht ainsi que, dans l’armée française, trois citations à l’ordre du régiment en Indochine, une croix de guerre avec étoile de bronze et la médaille coloniale pour l’Extrême-Orient. Certains furent prisonniers en France à la fin de la Seconde Guerre, puis légionnaires en Indochine au service d’une guerre coloniale française, avant de déserter en passant au service du Vietminh et de l’anticolonialisme, et seront finalement renvoyés soit en Allemagne de l’Ouest, où ils se feront aussi discrets que possible, soit en Allemagne de l’Est, où ils seront accueillis comme les héros d’une guerre communiste, et du coup contraints de participer à des meetings politiques pour dénoncer les abus de la France coloniale. Sans surprise, beaucoup choisirent le silence.

Changement de camp

In Foreign Service, documentaire diffusé par Arte en 2005,Marc Eberle a retracé quelques-uns de ces parcours hallucinants. L’un des anciens légionnaires confie que, lorsqu’il a été fait prisonnier par un groupe vietminh, il a été mené droit au capitaine… qui était allemand. Selon Eberle, 1 400 légionnaires allemands auraient changé de camp. La guerre d’Indochine fut le conflit au cours duquel la Légion étrangère a connu ses plus grosses pertes (plus de 10 000 hommes), devant la Première Guerre mondiale, souligne Pierre Thoumelin. A Diên Biên Phu, elle avait engagé six bataillons, dont 1 600 Allemands qui, pour beaucoup, sont morts durant la bataille ou la longue marche qui suivit.

Il reste au chercheur quelques pistes à creuser, en particulier le parcours des anciens légionnaires rentrés en RDA, ou encore le destin de ceux qui, rentrés en RFA, se sont engagés dans la Bundeswehr. Mais il a établi l’essentiel : les combattants allemands ont joué un rôle plus important qu’on ne pensait dans la guerre d’Indochine, longtemps ignoré parce que leurs parcours étaient trop en contradiction avec le discours alors dominant sur les relations franco-allemandes. «Comment évoquer l’esprit de camaraderie entre légionnaires allemands et soldats français à une époque où l’opinion était encore profondément marquée par les années d’occupation ?» souligne le gendarme-historien.

(1) Les archives de la Légion qui ne sont pas reversées au Service historique de la Défense ne peuvent être consultées, et leur déclassification n’est pas prévue.

(2) «L’ennemi utile», de Pierre Thoumelin. Editions Schneider Text, 184 pp., 14,90 €.

Edouard LAUNET

Mort du général Standera, légionnaire et pilote

Ainsi va le monde !

mercredi 5 mars 2014

Son nom est inconnu en France. Pourtant ce pilote tchèque qui avait quitté son pays occupé par les nazis en 1939, s’était d’abord engagé à la Légion étrangère. Puis il avait combattu au sein de la 312e escadrille de chasse tchécoslovaque de la Royal Air Force. Retourné à Prague en 1945, il était revenu en Grande-Bretagne trois ans plus tard, victime de persécutions du régime communiste. Il avait ensuite vécu en Allemagne.
Le général Miroslav Standera, qui avait définitivement retrouvé son pays natal en 1994, était le dernier pilote de chasse tchèque ayant participé à la bataille de France. Il était chevalier de la Légion d’honneur.

TITAN déménagement

Recherche à partir du 1er Juin jusqu'au 30 Septembre 2014, 2 aides déménageurs.

Contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

La chanson de soldat, outil du combattant et enjeu idéologique (1948-2013)

Les Légionnaires de la 13

Jeudi, 06 Mars 2014 20:29


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