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La Newsletter 13/24 de l'AALEME

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La Newsletter 13/24 de l'AALEME

Avec Hélie de Saint Marc, l'honneur d'un soldat

Référence : BDHSM
Catégorie du livre : 1930 – Époque contemporaine Vent de l'histoire
Âge : 12 ans
Type de livre : BD
Dimensions : 290mm x 225mm
EAN13 : 9782843784767
Editeur : TRIOMPHE
Prix : 14,70 €

"(…) Depuis mon âge d'homme, Monsieur le Président, j’ai vécu pas mal d’épreuves : la Résistance, la Gestapo, Buchenwald, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez et puis encore la guerre d’Algérie… "

Célèbre officier parachutiste né en 1922, Hélie de Saint Marc a vécu plusieurs vies et de nombreuses batailles : de la Résistance à la Légion, de l’Indochine à l’Algérie, de la prison à la réhabilitation, du combat au témoignage. Ayant survécu à la déportation, le jeune homme choisit la guerre comme métier, sans haine et sans honte, pour servir. Il fut très marqué par la guerre d’Indochine dont le désespoir des populations abandonnées au Viêt Minh le hanta toujours. C’est la fidélité à ce souvenir qui le conduisit, en avril 1961, à se révolter contre un autre abandon, celui de l’Algérie française. Après tous ces combats, et malgré les doutes, Hélie de Saint Marc a été, par ses écrits et conférences, un veilleur d'espérance pour la jeunesse.

Au lendemain du décès d’Hélie de Saint Marc en août 2013, cette BD est une contribution aux nombreux hommages qui ont été rendus à cet homme qui disait de lui-même : « Je n’ai pas réussi dans la vie, mais j’ai réussi ma vie. »

Timbres commémorant, la création de L'Institution des Invalides

Timbres commémorant la Création de L’Institution des invalides

Fait par la poste, donc utilisables pour l’expédition des lettres

Vous inscrire pour la souscription car nous ne faisons confectionner que le nombre réservé

16€ sans les frais d’expédition

Faire la réservation à :

AALE PUYLOUBIER

Domaine du Capitaine DANJOU

13114 PUYLOUBIER

(en joignant la somme correspondante au nombre de planches réservées)

 

L’année prochaine l'Institution des Invalides de la Légion étrangère fêtera ses 60 ans. C'est en effet le 30 avril 1954 que le Maréchal KOENIG a inauguré l'Institution. Depuis cette date 21 directeurs se sont succédé à sa tête, dont le Colonel Mattei, ancien Chef de Corps du 3e Etranger et auteur du livre "Par le sang versé" .Ils ont tous marqué leur passage en fonction de leur personnalité, mais ils ont tous respecté les traditions Légion de solidarité et de respect de l'homme.
Notre amicale a tenu à s'associer à cette préparation et l'adj./chef Feher, avec l’accord du FELE,et la direction de L’IILE , a déjà préparé une réédition de timbres émis lors de l'inauguration en liaison avec la poste. Nous vous tiendrons informés de la parution de ces timbres dont les bénéfices de la vente seront remis à l'Institution.
Cette manifestation est prévue la deuxième quinzaine de Mai 2014.

Noël ou le sens de la vie

Dimanche 17 novembre 2013

Gauguin.JPG

Notre ami "Charles Morlais" procède comme dans les grandes galeries commerciales. Il nous parle de Noël avec un mois et demi d’avance… Mais a-t-il encore le droit de parler de Noël ? A-t-il le droit de prononcer, d’écrire cet horrible vocable, ennemi, selon certains du « vivre ensemble » ? Mon ami, tu aurais sans doute tout intérêt à revoir le code des traditions françaises… tout cela a été changé par des personnes qui « veulent notre bien ». Il te faut actualiser le logiciel de ta pensée. Nous devons dire maintenant « fêtes de l’hiver » ou quelque sottise du genre, comme on dit « fête de l’Huma »… Néanmoins tu as, à plus d’un titre, raison de t’interroger, en nous y invitant aussi, sur le sens de la vie, sur le sens de notre vie. « D’où venons-nous », au moins en ce qui concerne les derniers millénaires, nous le savons à peu près, même si la tendance du moment est à la négation de nos origines mêmes, « que sommes-nous », nous commençons à avoir des doutes… quant au « où allons-nous » que tu évoques, nous ne savons pas exactement, mais nous y allons à grands pas, et ça ne paraît pas être le meilleur des mondes… Il faut cependant rester sur une note d'optimisme donc n'oublie pas mon vieil ami, que Gauguin - dont tu parles - vivait aux Marquises dans "La Maison du Jouir"!

Antoine Marquet

Réflexions sur Noël ou le sens de la vie…

L’expression “sens de la vie” donne surtout la confirmation que nous ne sommes absolument pas maîtres de notre destin, que trop de facteurs viennent, sans cesse, perturber le scénario de ce qui pourrait être une vie sereine, pleine et réussie. Je me souviens d’une de mes visites au musée Gauguin à Tahiti, m’interrogeant devant la reproduction d’une des œuvres majeures de l’artiste impressionniste, intitulée: “D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous? Gauguin avait juré de mettre fin à ses jours après l’achèvement de ce tableau. Il indiqua que ce dernier devait être « lu » de droite à gauche et qu’il se composait de trois groupes: le début de la vie, à droite, l’existence au milieu et enfin, à gauche, une vieille femme apparemment résignée qui approche de la mort.

De nombreux courants philosophiques, artistiques, religieux ou même scientifiques se sont emparés de ces questions sans leur trouver de réponses…

Jean Grondin, philosophe, présente ces questionnements à sa manière: “que faisons-nous ici, pourquoi et pour qui sommes-nous là, que devons-nous y faire, que nous est-il permis d’espérer…”

Shakespeare lui, n’y va pas par quatre chemins: ”La vie n’est qu’un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus; c’est une histoire dite par un idiot, pleine de fureurs et de bruits et qui ne signifie rien…”

Quel pessimisme! Heureusement d’autres personnes, parmi lesquelles des écrivains, donnent un meilleur sens à leur vie. Ainsi Albert Camus: “Que des âmes lucides et entraînées peuvent trouver un sens à leurs jours, et jouir dans cette plénitude, alors vivre est une force.”

Bien que vivant dans un monde insensé, chacun de nous crée un environnement mental où tout doit avoir un sens, une signification. Chaque individu donne à sa vie une direction et crée son propre univers fait de souvenirs, d’expériences vécues, de jugements, mais aussi, hélas, d’obligations, de responsabilités, de promesses et pire que tout, d’habitudes.

Par chance, la question du sens donné à notre existence ne nous taraude pas chaque jour. Il y a des moments où, poussés par les événements, par besoin de prendre du recul, nous nous interrogeons, nous imposant ainsi nos propres questions par rapport au quotidien, toutes pistes aidant probablement à vivre plus intensément. Il serait passionnant de changer les questions et de parler de l’humanité, de la vie où la dignité de chacun serait reconnue, la politique serait morale, la paix règnerait. Mais comment aider l’humanité à devenir meilleure, si on ne commence pas en le devenant nous-même… En fait, l’homme est prisonnier comme un bagnard; prisonnier de lui-même. C’est toujours ainsi qu’il a vu le monde, observé les êtres vivre dans une brume de mélancolie que nul rayon de joie parvient à percer!

Le Verrou, fable de Catherine Rambert, nous aide à comprendre…

“En des temps lointains et des contrées tout aussi lointaines, un roi se mit en tête de marquer le printemps par un geste de renouveau. Il décida d'innover en s'attachant, pour la première fois, les services d'un Premier ministre.

Plusieurs émissaires furent dépêchés à travers le royaume afin de trouver des hommes empreints de sagesse et d'expérience, parmi lesquels il pourrait choisir le conseiller idéal. Après plusieurs semaines de recherche, seuls trois concurrents restaient en lice. Pour départager ces personnages pleins d'humanité et de modération, le roi décida de les soumettre à une ultime épreuve. Il les fit enfermer dans une pièce de son château dont la porte avait été munie d'un verrou. Le mécanisme de ce dernier était particulièrement sophistiqué: les plus grands savants du royaume en avaient imaginé la complexité. Le roi informa les trois candidats que celui qui parviendrait à trouver les secrets du dispositif deviendrait son Premier ministre, à condition toutefois que la solution fût trouvée avant la fin du printemps. Il ne restait plus que deux mois. Il souhaita bonne chance aux trois concurrents et les laissa face à la résolution du problème. La porte aussitôt refermée, deux des hommes se lancèrent dans de difficiles calculs de probabilité afin de tenter de découvrir les secrets du verrou. Pendant qu'ils s'évertuaient à percer le mystère, le troisième s'installa sur une chaise, sans mot dire. Les mains posées sur ses genoux, il observait le manège des deux autres, sans tenter quoi que ce soit de ses mains pour percer la combinaison. De longues journées s'écoulèrent. Les deux premiers s'affairaient et émettaient toutes sortes d'hypothèses, l'autre restait serein, toujours assis, conservant bien du recul face à la situation. Il semblait habité d'une grande maîtrise de lui-même, d'une égalité d'âme, au point que cette tempérance énervait d'avantage encore ses deux concurrents. Puis, fort de sa paix intérieur, il se leva, se dirigea vers la porte, et sans hésiter tourna la poignée et l'ouvrit… Elle n'était pas verrouillée! Le roi accueillit le sage d'un large sourire et le nomma Premier ministre. Et depuis, en ce royaume, le printemps s'est installé à tout jamais”.

Aujourd’hui, les souhaits de joyeux Noël ne sont pratiquement plus présentés, changés par ceux de « vœux pour une… bonne année ». Certes, beaucoup d’opinions et de religions se côtoient au sein de notre institution, mais de grâce, gardons encore longtemps cette atmosphère mystérieuse de Noël, profitons encore longtemps de ces effluves de bien-être et de cette trêve des activités belliqueuses dans nos rapports humains.

Obligeons-nous encore à faire de cette fête de Noël, la fête de la famille, de l’amitié, de l’espérance et de l’amour. Laissons encore le jeune légionnaire être surpris au soir de Noël, laissons-le découvrir la magie et la chaleur de cette fête qui restera à jamais l’un des meilleurs souvenirs Légion qu’il gardera en tête toute sa vie.

Souvent, nous nous croyons enfermés dans des prisons ou des systèmes auxquels nous nous efforçons de nous adapter tant bien que mal et dont nous ne voyons pas l'issue. Pourtant, la prison dans laquelle nous pensons être cloîtrés n'en est pas une. Sa porte n'a pas de verrou. Il ne tient qu'à nous d'actionner la poignée pour nous ouvrir à une existence meilleure. Il suffit de le décider. Car nous sommes libres, et nous ne le savons pas.

C’est aussi à cela que nous invite la magie de Noël, car nous sommes libres mais pas seuls et nous le savons…

Légionnaire (er) Charles Morlais.

La Légion, « parfaite illustration du dénuement, de l’anonymat et de l’abnégation »

28 novembre 2013

Editeur chez Bouquins (Robert Laffont), Christophe Parry a dirigé la publication d’un Dictionnaire de la Légion étrangère, sous la direction d’André-Paul Comor.

Les 4 Vérités : Avec le commandant Hélie Denoix de Saint Marc, ancien déporté, vétéran de l’Indochine et de l’Algérie, qui engagea le 1er régiment étranger de parachutistes dans le putsch des généraux en avril 1961, vient de disparaître l’une des figures les plus prestigieuses de la Légion. Comment se rattache-t-il à l’histoire et à l’esprit de cette troupe d’élite ?

Christophe Parry : Personne mieux que le commandant de Saint Marc, à mon avis, n’a illustré à la fois la devise de la Légion étrangère : « Honneur et Fidélité », le code d’honneur du légionnaire, qui stipule notamment que la mission est sacrée et qu’il faut l’exécuter jusqu’au bout, « s’il le faut, en opérations, au péril de [s]a vie », mais également le code d’honneur « de l’ancien légionnaire », et en particulier son article 4 : « Fidèle à mon passé à la Légion étrangère, l’honnêteté et la loyauté sont les guides permanents de ma conduite. »

C’est en son sein qu’il est parvenu à se reconstruire après Buchenwald – et ce alors qu’en Indochine nombre de ses camarades de combat parlaient la langue de ses bourreaux ; en son sein aussi qu’il a retrouvé la fraternité qui unit ceux qui mettent leur peau au bout de leurs idées, pour paraphraser un autre ancien du 1er REP, Pierre Sergent. En son sein encore, malheureusement, alors qu’il a l’ordre d’abandonner aux Viêt-minh les combattants thôs qu’il a formés, qu’il éprouve la honte de « la trahison, l’abandon, la parole bafouée » – il l’éprouvera une nouvelle fois en Algérie…

La Légion étrangère, a-t-il écrit dans ses Mémoires, fut « la grande affaire » de sa vie. Issu d’une famille catholique caparaçonnée de valeurs ancestrales, il n’a pu rester indifférent à cette foi légionnaire si particulière, qui anime des hommes venus d’horizons et de cultures différents afin de se mettre au seul service de la France. L’on évoque souvent une « mystique » du devoir : le terme prend tout son sens à la Légion. Il suffit d’assister à la commémoration de la bataille de Camerone, à Aubagne, pour comprendre : c’est une véritable liturgie. L’Ancien qui a l’honneur de porter la main articulée du capitaine Danjou jusqu’au monument aux morts remonte la « Voie sacrée », entouré de deux camarades, en une procession des plus émouvantes.

Saint Marc, qui a naturellement une notice dans notre livre, a eu le temps de nous faire passer deux mots de commentaire, par son ami Étienne de Montety : « Bravo et merci ». Autant vous dire que nous en sommes particulièrement fiers…

Vous avez supervisé la publication dans la collection « Bouquins » (Robert Laffont) d’un dictionnaire de la Légion étrangère. Pourquoi ce livre ? Qu’apporte-t-il de nouveau par rapport à la bibliographie déjà importante consacrée à la Légion ?

La Légion, avec près de 150 nationalités représentées en ses rangs, appartient nolens volens au patrimoine mondial de l’humanité. Ne serait-ce qu’à ce titre, il est normal qu’elle fasse l’objet d’une étude historique comme celle-ci, dont l’ampleur – près de 50 historiens français et étrangers, plus de 850 entrées – est sans précédent. Il y a effectivement de nombreux ouvrages consacrés à la Légion, mais ce sont le plus souvent des panégyriques, des mémoires d’anciens, voire des pamphlets : il manquait une étude historique dépassionnée et documentée (les archives de la Légion étrangère, souvent inédites, ont été exploitées pour notre plus grand profit), qui ne traite pas seulement des glorieux faits d’armes, des opex contemporaines, des unités et des « grandes gueules » de la Légion – ils y sont bel et bien –, mais aussi des aspects sociaux, économiques, cultuels et culturels – une étude en somme qui participe au renouveau de l’histoire militaire. Figurent ainsi dans ce « Bouquin », outre le dictionnaire proprement dit, une imposante bibliographie, des cartes, des illustrations et des partitions (celle du fameux Boudin notamment), une filmographie et une discographie, toutes deux inédites, ainsi qu’une anthologie – quelques morceaux choisis de littérature légionnaire. « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, et plus encore, sur la Légion étrangère, sans oser le demander ! », a pu écrire le lieutenant-colonel Rémy Porte sur son blog (http://guerres-et-conflits.over-blog.com). Mais André-Paul Comor – le maître d’œuvre – et moi-même avons choisi surtout de n’occulter aucun sujet, même ceux qui « fâchent » les bonnes consciences contemporaines : les meilleurs spécialistes traitent donc aussi de la désertion, de la reddition, des bordels de campagne et des maladies (et pas seulement du « cafard »…), d’espionnage ou encore de l’usage de la torture. Naturellement, la guerre d’Algérie, le putsch de 1961 et l’OAS sont longuement étudiés, mais au même titre que la Commune, la Résistance ou la France Libre. À cet égard, qu’il me soit permis de remercier ici tous les auteurs, civils et militaires, français et étrangers, qui ont accepté de participer à cette aventure sous la direction éclairée d’André-Paul Comor.

Pourquoi la Légion étrangère continue-t-elle de susciter autant d’intérêt, en France comme à l’étranger ?

La réputation de la Légion n’est plus à faire, et le succès qu’elle rencontre sur les Champs-Élysées, tous les ans, dit assez l’estime que lui portent les Français. D’ailleurs, le CD qu’a enregistré la Musique de la Légion étrangère, Héros, paru en avril 2013 à l’occasion du 150e anniversaire de la bataille de Camerone, était disque d’or trois mois après sa sortie : succès d’estime, donc, mais aussi commercial. La Légion fait assurément vendre !

Mais au-delà de sa réputation militaire – établie –, ou sociale – école de la deuxième chance, la Légion est un parfait modèle d’intégration –, l’institution fascine parce qu’elle est la parfaite illustration du dénuement, de l’anonymat et de l’abnégation, alors que ne sont plus vénérés aujourd’hui que le fric, l’individualisme et l’indifférence…

Et puis, Étienne de Montety, par ailleurs 1re classe d’honneur de la Légion étrangère, l’explique très bien dans sa magnifique préface : « la littérature à ne pas en douter » confère à cette institution « son essence particulière ». Plus que tout autre, en effet, le légionnaire est présent dans les romans, mais aussi au cinéma, dans les chansons : le mythe du légionnaire au passé mystérieux, tatoué, cafardeux, bagarreur et amateur de femmes et de pinard fait florès. Il sent bon le sable chaud et a mauvaise réputation…

 

legion-couverture

La Légion étrangère, histoire et dictionnaire, sous la direction d’André-Paul Comor, coll. Bouquins, Robert Laffont, 2013. 1152 p, 32 €. A commander

Meurtre – fictif! – à proximité de Condé-sur-l’Escaut avec B. Carpentier

Publié le 21/07/2013

Le Hainaut, terre propice aux crimes les plus atroces ? C’est en tout cas ce qu’aimerait bien nous faire croire Bruno Carpentier dans son futur ouvrage, à paraître en septembre.

 Crimes de Pays, le dernier ouvrage de Bruno Carpentier. VDN

Écrivain originaire de Condé-sur-l’Escaut, aujourd’hui installé dans le Sud, l’homme se passionne pour l’écriture et livre ici une série d’histoires policières à déguster chez soi, ou à la plage, pour ceux qui partiront à l’automne.

« Ces nouvelles sont de pure fiction et ne s’inspirent d’aucun fait réel. Toute ressemblance avec des personnages, lieux ou situations ayant existé ou existant ne pourrait donc être que fortuite ». D’entrée de jeu, le lecteur est prévenu : tout ce qui sera raconté dans les quelque 208 pages qui composent ce Crimes de Pays n’est que pure invention de la part de l’auteur, mise à part le cadre des villes, qui sont elles, existantes bien entendu.

Pourtant, difficile de ne pas se surprendre à y croire, surtout lorsque l’action se passe en partie à Condé. Est-ce par goût de l’évasion ? Par recherche de détails morbides ? Non. D’ailleurs, l’œuvre en elle-même n’est pas gore, ou du moins, ne fait jamais dans l’excès.

Alors oui, bien sûr, le style de Bruno Carpentier se veut brut, franc et sans détour. Cru parfois même, mais jamais vulgaire et c’est ce qui fait le charme de ce recueille de trois histoires policières : tout y est décrit sans fioriture.

Un inspecteur pas du tout gadget

Le lecteur est plongé directement dans l’action dès les premières pages, au beau milieu d’une galerie de personnages charismatiques mais qui évitent soigneusement les stéréotypes du genre. Chacun dispose de son propre caractère, de ses vices également, mais globalement une figure hante les feuillets : celle d’un inspecteur, généralement proche de la retraite, ayant davantage confiance en son flair que dans les nouvelles technologies. Mais dans tous les cas, l’histoire se termine bien et le méchant est arrêté. Ouf !

Bien entendu, un tel tour de force trahit une certaine expérience dans le domaine et n’est pas écrivain qui veut. Pas de soucis de ce côté-là, car Bruno Carpentier n’est pas un novice en la matière et compte plusieurs ouvrages à son actif.

De son propre aveu, l’écriture est une passion qui l’a toujours habité : « Dès 14 ans, j’ai commencé à écrire des chansons pour le collège, puis par la suite des pièces pour le lycée. Les circonstances ont fait que je me suis ensuite mis à écrire des textes pour la radio et je fus même rédacteur en chef du magazine Le Képi Blanc, la vie de la Légion étrangère ». À la question de savoir pourquoi la région occupe une place importante dans ses récits, la réponse est sans détour : « C’est ma terre. J’y ai grandi et ma famille s’y trouve toujours. Ce n’est pas par nostalgie, car ce serait conjuguer mon affection pour le Valenciennois et le Pays de Condé au passé. Et cela n’est pas envisageable ».

Crimes de Pays de Bruno Carpentier. Éditions Italiques – Romans, broché, 208 pages. Disponible sur www.editionsitaliques.com (existe aussi en version E-book). En librairie le 1er septembre 2013.

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On le pensait noyé, Imo est rentré seul à la maison

Samedi, 09 Novembre 2013 06:25

26 juillet 2013

Un Genevois avait voulu se poignarder, lundi, désespéré d’avoir vu son chien disparaître dans l’Arve. L’histoire finit en happy end.

Imo s’en est tiré sans une égratignure et a gardé toute sa fougue. (Photo: 20 minutes)

Un petit miracle s’est joué lundi à la Jonction. Alors qu’on le croyait englouti dans les tumultes de l’Arve, un fox-terrier de 9 mois a réussi à sortir seul de l’eau dans laquelle il était tombé pendant sa promenade quotidienne sur le quai Ernest-Ansermet. Mieux, Imo est parvenu à rejoindre sans escorte l’allée d’immeuble de son maître, à plusieurs centaines de mètres de là.

Son instinct de survie a surtout empêché son propriétaire de faire une grosse bêtise. «Imo appartenait à ma femme qui est décédée il y a deux mois. Mon fils s’est donné la mort il y a quelques années, alors ce chien est tout ce qui me rattache à la vie», confie M., un malabar de 50 ans dont 12 passés dans la Légion étrangère.

Excuses aux sauveteurs et aux policiers

Il n’a donc pas hésité une seconde quand il a fallu suivre l’animal dans l’eau. Mais les forts courants l’ont contraint à abandonner la bataille et à regagner la rive, aidé par des passants. Là, ivre de douleur, M. a sorti un couteau: «Je voulais me trancher la gorge», concède-t-il avec aplomb. L’intervention de badauds puis des policiers empêchera M. de se faire du mal.

Dans leur tentative de maîtriser cette force de la nature, un agent a été coupé à la main. «En aucun cas je ne voulais faire de mal aux personnes qui m’ont porté secours. Je tiens vraiment à m’excuser auprès de tous ceux que j’ai pu blesser. Sauveteurs et gendarmes ont fait un travail extraordinaire. C’est juste que je ne pensais qu’au chien.»

Depuis, Imo est devenu une mascotte dans le quartier.

(tpi)

Eloge du général Giap

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Le colonel (e.r.) André GEYRES

Montpellier, le 16 octobre 2013

Président de l’Association Languedocienne

Des Anciens et Amis de l’Indochine

34070 Montpellier

 

 

 

Monsieur le Directeur

De Midi Libre

34438 Saint Jean de Vedas Cedex

 

 

Objet : courrier des lecteurs

 

Suite à l’éloge du général Giap par notre ministre des Affaires Etrangères, texte qu’a retransmis Midi Libre dans son édition du 6 octobre, je vous demande de publier dans la rubrique « courrier des lecteurs » le texte ci-dessous.

 

« Notre ministre des Affaires Etrangères a fait l’éloge du général GIAP à l’occasion de son décès. Les Anciens et Amis de l’Indochine n’ont pas du tout apprécié cet hommage du ministre. Si l’on ne peut ignorer les qualités de tacticien du général GIAP, on ne peut oublier que de 1945 à 1954 près de 100 000 soldats de l’Union Française (Français, Vietnamiens , Africains, Nord-Africains ) furent tués, 76000 blessés, 37000 emprisonnés dont 27000 ne revinrent jamais de ce voyage au bout de l’horreur. Les familles et les camarades de ces soldats de la République Française exterminés dans les camps vietminh déplorent avec force qu’un ministre de cette même République fassent l’éloge de leur tortionnaire..

Le colonel (e.r.) André Geyres, Président de l’Association Languedocienne des Anciens et Amis de l’Indochine. »

 

Soyez assuré, monsieur le Directeur, de mes meilleurs sentiments.

Bagnols: 61 ans, ancien combattant, porte-drapeau et sans le sou

JEAN FREDERIC GALLO 26/08/2013

Alain Prevot préfère garder le sourire : "J’en ai vu d’autres !». (Photo J.F.G.)

Après 40 ans de travail, il attend sa retraite. Mais visiblement, le dossier traîne dans les services depuis 5 mois.

Il est un de ces hommes qui traverse les embûches avec dignité, sans une larme mais plutôt avec un sourire en coin dès qu’il s’agit de parler de la vie. Un de ces costauds qui, vers l’âge de 17 ans, se lance dans l’armée, histoire de servir son pays tout en pouvant en parcourir quelques autres.

Un ancien légionnaire reconverti en chauffeur routier

Un légionnaire donc, à présent âgé de 61 ans qui a préféré quitter les képis blancs après une dernière campagne dans le Golfe en 1991, pour s’installer à Bagnols et devenir chauffeur routier. Alain Prévot ne regrette rien. Après l’uniforme, il n’a pas hésité enfilé le bleu de chauffe et rouler entre Orange et Barcelone pendant plus de 15 ans. Jusqu’à ce qu’un accident cardio-vasculaire, alors qu’il roulait, vienne lui briser une première fois sa vie.

A cette époque, il est considéré comme invalide. Proche de la retraite, sa pension de l’armée et l’argent versé par la sécurité sociale suffisent à payer son loyer, ses impôts et son quotidien. Il faut dire que, comme beaucoup de sexagénaires, il a plutôt trimé pour en arriver là.

Son loyer impayé depuis 3 mois

Pourtant, en cette fin de mois d’août, exactement d’ici deux jours, il n’aura tout simplement plus rien à manger. Il ne lui restera plus qu’à ronger son frein, avant sa présentation devant les juges, où il tentera simplement d’expliquer pourquoi il n’a pas pu payer son loyer depuis 3 mois.

Un dossier administratif qui traîne

"Ce sera une bataille de plus mais elle sera pour le principe, sourit, contre vent et marée, le jeune retraité. Je ne devrais pas être expulsé vu que je devais toucher ma retraite. mais pour l’instant, je n’ai pas perçu le moindre centime." La raison de cette banqueroute ? Un dossier administratif qui traîne ! Un de ces revirements auquel l’ancien légionnaire, qui porte encore le drapeau lors des commémorations dans la ville de Bagnols, ne s’attendait pas. "L’affaire devrait se régler un de ces jours, soupire-t-il. Le problème, c’est que je suis au café depuis 2 jours pour me nourrir, que je ne peux plus me raser et que mon rendez-vous au CCAS, qui devait avoir lieu mardi matin, a été reporté en septembre. Ma conseillère étant malade en sortant de ses vacances...» Concrètement, depuis le mois de mai, il attend que l’on lui verse enfin sa retraite.

Un kit alimentaire de survie

En attendant, le retraité est venu demander un” colis” à la mairie. Un de ces kits alimentaires pour survivre 2 jours, c’est déjà ça. "Je comptais bien passer avec ma femme au secours populaire, explique Alain Prévot. Mais, comble de la malchance, ils n’ont pas été approvisionnés !"

La situation de l’homme est certes catastrophique, mais elle semble pourtant, si simple. En décembre 2012, il reçoit une lettre de la sécurité sociale lui précisant qu’à partir du mois de mai 2013, c’est la retraite qu’il touchera. Et non la pension d’invalidité.

Une retraite qui se fait toujours attendre

Un changement de situation dû à son âge, qui sera effective dès qu’il aura envoyé son dossier. Aussitôt reçu, aussitôt envoyé. Alain Prevot envoie toutes les pièces nécessaiere le jour même. L’affaire est bien ficelée. Si bien que les services de la sécurité sociale lui renvoient un second courrrier en avril, pour lui confirmer le changement. Jusqu’au mois de mai... où rien ne tombe. la complémentaire retraite, elle-aussi, fait traîner. En, attendant que l’organisme de l’État crache au bassinet.

Sa ligne téléphonique coupée

"Certaines personnes sont peut-être parties en vacances, tempère la victime. Mon dossier a peut-être été perdu. Toujours est-il que je n’arrive à joindre personne. Mon assistante sociale est également embêtée." Visiblement, tout traîne. Mais celui qui a travaillé durant près de 45 ans n’espère même plus recevoir un coup de téléphone, synonyme de bonne nouvelle. "Il m’ont coupé la ligne le mois dernier. J’espère que les agents seront rentrés de leurs repos, ou que mon dossier sera enfin traité." Car l’ancien combattant le redit, il espère encore porter le drapeau tricolore lors des prochaines commémorations.

Soldat de la Légion étrangère jouant du violon Canada - Amazing Grace


Les Héros de Camaron. 1891


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