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La Newsletter 13/19 de l'AALEME

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La Newsletter 13/19 de l'AALEME

La Légion étrangère entre hard et soft power : le décryptage du général de Saint Chamas

Lettres d'ouest - 10

Mardi 30 avril 2013

COUVERTURE DE LA FICHE TECHNIQUE

C’est aujourd’hui

C’est le jour. Voilà cent cinquante ans que les braves de Danjou, de l’autre côté du monde, forgeaient l’immortel Camerone.

Nous savons tous que les commémorations en chiffres ronds prennent une signification particulière. Ce fut le cas pour le centenaire de la création de la Légion qui vit la parution du premier livre d’or de la Légion étrangère illustré par Benigny, et, à Bel Abbès s’ériger le monument aux morts de la Légion voulu par Rollet. La Légion à ses morts 1831 – 1931.

Cinquante ans plus tard, en 1981, nous vîmes ajouter deux autres dates sur le monument aux quatre veilleurs: 1931 – 1981. Ces occurrences nous donnent l’impression de vivre des événements hors du commun, en tout cas et d’une certaine manière, différents des autres commémorations des mêmes faits.

Dans le cas d’un autre cent-cinquantième anniversaire, du combat de Camerone cette fois-ci, j’ai l’impression d’être un témoin, géographiquement éloigné mais tout de même contemporain, d’un événement unique à l’échelle de chaque humain, un peu comme le passage d’une comète qui ne reviendra dans nos régions galactiques que dans 200 ans, l’alignement des planètes on ne sait plus quand…

Pour ce cent-cinquantième anniversaire deux faits marquants. Pour ainsi dire deux nouveautés majeures, sont à retenir : la main de bois de Danjou a quitté Aubagne pour la deuxième fois depuis l’arrivée de la Légion en métropole, pour être présentée dans le village natal de celui qui commanda par intérim la 3e compagnie du Régiment étranger dans les Terres chaudes du Mexique. La première fois c’était lors du baptême de la promotion Capitaine Danjou à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, en 1972. Le colonel Le Testu l’y accompagna.

Le deuxième fait marquant est l’inauguration du nouveau musée. La première pierre de l’ancien avait été posée lors du centenaire du combat en 1963, par Pierre Messmer, dans un quartier Viénot qui sortait de terre, en même temps que l’on inaugurait le « nouveau » monument aux morts, reconstruit presque à l’identique, au bout de la Voie sacrée, en marbre de Provence, car l’onyx original avait subi trop de dommages lors du démontage et du transport vers la métropole.

Le nouveau musée voit le jour grâce au dévouement de quelques-uns et aux dons de beaucoup… l’entreprise se poursuit, l’aventure continue…

Des générations de légionnaires ont foulé de leur allure martiale la Voie sacrée qui monte vers le monument. Beaucoup d’autres viendront et y entendront le récit de ce magnifique combat, point cardinal des vertus légionnaires, prononcé par un officier face au porteur de la relique. Je ne pourrais pas, hélas, les voir lors de la commémoration du bicentenaire, car mon agenda sera chargé et je serai retenu ailleurs, mais dès aujourd’hui, je souhaite à ces légionnaires-là de connaitre toutes les joies qui furent les miennes d’avoir appartenu à cette Institution dont la France peut à juste titre s’enorgueillir. Je sais, avec cinquante ans d’avance, qu’ils continueront de servir la France à la manière de leurs anciens, toujours avec honneur et fidélité.

« Il y aura là un chemin frayé, une voie ; on l’appellera « Voie sacrée ». L’impur n’y passera pas ; elle sera pour ceux qui la suivront, et les insensés ne s’y égareront pas » (Esaïe 35.8-10)

Antoine Marquet

Antoine

Castelnaudary. La Légion dans la peau

Le 30/04/2013

Ci-dessus, le photographe Victor Ferreira, avec l'une des images de l'un  des légionnaires qui a posé pour «La Légion dans la peau». Un photographe qui connaît bien son sujet, puisqu'il a été lui-même légionnaire.

Ci-dessus, le photographe Victor Ferreira, avec l'une des images de l'un des légionnaires qui a posé pour «La Légion dans la peau». Un photographe qui connaît bien son sujet, puisqu'il a été lui-même légionnaire.

C'est aujourd'hui, dans le cadre de «Marseille capitale européenne de la culture», qu'aura lieu le vernissage de l'exposition de Victor Ferreira, conseiller municipal de Castelnaudary, adjudant-chef (ER), de la légion étrangère, et photographe de grand talent.

C'est donc dans le cadre de «Marseille Provence 2013», le jour même du 150e anniversaire du combat de Camerone, que le nouveau musée de la Légion étrangère ouvrira ses portes.

Avec une extension de 2000 m2 et une muséographie complètement repensée, le musée confrontera le mythe de la Légion étrangère avec la réalité, à travers son histoire et ses valeurs. Pour découvrir la Légion autrement, le musée proposera dans son espace expositions temporaires du 30 avril au 1er septembre, une exposition originale qui s'intitulera «La Légion dans la peau», tatouages de légionnaires. Les tatouages sont fréquents chez les «combattants», et ce depuis la plus haute Antiquité. Mais dans l'armée française contemporaine, c'est dans la Légion étrangère que ce mode d'expression est le plus répandu. L'adjudant-chef (ER) Victor Ferreira qui a fait partie de ce corps d'élite pendant plus de vingt ans s'est livré à un travail photographique, en captant à travers leurs tatouages, le regard de plus de 200 légionnaires. En tant que «frère d'arme», Victor Ferreira a réussi à gagner leur confiance afin de leur permettre dans leur cadre de vie de livrer à son objectif, d'abord leur tatouage, puis leur image et enfin leur mystère d'homme. Il s'agit de symboles parfois, d'un souvenir heureux ou malheureux, d'une thérapie aussi. Le tatouage visible ou plus souvent invisible lance les messages, que seul le photographe Victor Ferreira à su avec autant de sensibilité recevoir. Tous les événements de la vie du légionnaire sont imprimés sur son corps pour se souvenir ou pour exorciser. Sans impudeur, Victor Ferreira a reçu les confidences de ces hommes. Il les a traduites en clichés, témoins sensibles et humbles de leur humanité. L'exposition comprend quarante photos, chacune est une vie offerte au regard du photographe. Un livre va faire suite à cette exposition. Il présentera l'ensemble du travail photographique de Victor Ferreira sur le sujet, résultat de trois années de travail.

La Dépêche du Midi

La Légion étrangère : 150 ans de sacrifices

Publié le 28/04/2013

La Légion fêtera le 30 avril, partout dans le monde, le cent cinquantième anniversaire des combats de Camerone. Retour sur des soldats de légende.

Défilé du 14 juillet 1999. © AFP
La Légion étrangère n'est pas une troupe comme les autres. L'image forte du képi blanc, la parade du 14 Juillet sur les Champs-Élysées dont elle ferme traditionnellement de son pas lent le défilé des troupes à pied, la réputation d'excellence des Français et des étrangers qui y servent après une sélection qui ne retient qu'un candidat sur huit, tous ces éléments la dotent d'une notoriété exceptionnelle et d'une réputation à toute épreuve. Fondée en 1831, sous la monarchie de Juillet, elle a dès le départ accueilli des volontaires venus d'ailleurs pour servir la France, en bénéficiant d'une nouvelle identité, donc du droit à une nouvelle vie. Bien souvent, ces hommes, en délicatesse avec l'armée et/ou la justice de leur pays, se voient offrir un anonymat protecteur.

Troupe d'élite

Née au XIXe siècle des nécessités de la conquête de l'Algérie, la Légion étrangère a d'abord été marquée par les prises et les expéditions coloniales qui se sont succédé durant plus d'un siècle en Afrique, en Amérique du Sud, en Extrême-Orient. Les guerres mondiales ont également mis à contribution cette troupe d'élite, qui s'est trouvée prise après 1945 dans les douloureux soubresauts de la décolonisation. En Indochine, où elle a payé un lourd tribut, comme en Algérie, qui a bien failli causer sa perte, la Légion a traversé l'histoire le front haut, sans bien comprendre toujours dans quel sens celle-ci s'écrivait. La Légion est sortie blessée de la guerre d'Algérie, avant de se reconstruire, en s'installant pour la première fois sur le sol métropolitain. La Légion étrangère n'a jamais cessé de fasciner. Passée de 40 000 hommes du temps de sa splendeur à moins de 8 000 aujourd'hui, elle demeure cette troupe d'élite que les dernières coupes d'effectifs n'ont pas affectée et dont rien ne dit encore si les prochaines l'entameront davantage.

Un lieutenant à Diên Biên Phu © SIPA

1831, Algérie : la fondation

Le 9 mars 1831, neuf mois après la prise d'Alger en juin 1830, le roi Louis-Philippe décide de créer une Légion étrangère. De longue date, des soldats étrangers avaient servi la France, le plus souvent dans des régiments composés par nationalité. Mais après la Révolution et l'Empire, l'idée naîtra de regrouper ces étrangers dans une même unité. Fort souvent, ceux-ci ne disposent plus de la moindre pièce d'état civil. La Légion introduit une innovation majeure : les étrangers peuvent y être engagés sous une identité déclarée, en rompant ainsi avec leur passé. Aux réprouvés, aux bannis, parfois aux délinquants, la France offre une chance exceptionnelle : celle d'entamer une nouvelle vie. La conquête de l'Algérie, périlleuse et dévoreuse d'effectifs, leur en fournira l'occasion. En juin 1835, quatre ans après sa création, la Légion alors formée de 4 000 hommes est cédée en bloc à l'Espagne, afin d'aider la reine Isabelle II à combattre une rébellion. Lorsque ces légionnaires rejoindront la France trois ans plus tard, ils ne seront plus que 500 ! Entre-temps, avant même la fin de l'année 1835, Louis-Philippe a engagé la formation d'une nouvelle Légion étrangère.

Sidi Bel Abbes 1961 © Sipa

Sidi Bel Abbes

En 1843, les légionnaires commencent la construction d'un camp sur le site de la koubba d'un vénéré descendant du prophète, Sidi Bel Abbes, situé à 80 kilomètres au sud d'Oran. Progressivement, la Légion va façonner cette région non seulement en y implantant de nombreuses casernes et terrains de manoeuvre, mais aussi en y créant une véritable ville. C'est là que se forge la légende des soldats-bâtisseurs, un des ciments de la culture légionnaire. Elle est dès cette époque faite de singularité, d'excellence et de l'orgueil d'appartenir à une institution professionnalisée, différente de la "régulière" par ses traditions propres scellant son esprit de corps. Cet enracinement et cet attachement de la Légion à l'Algérie, où elle combat régulièrement des rébellions, ne l'empêcheront pas de mener des batailles au Maroc et en Syrie, notamment.

1863, Camerone : la naissance du mythe

Le 30 avril 1863, dans une ferme fortifiée de Camerone, au Mexique, 3 officiers et 62 légionnaires font le serment de se battre jusqu'au bout contre 2 000 Mexicains qui les assaillent. Sur le monument érigé à la mémoire du capitaine Jean Danjou et de ses hommes figure cette inscription :

Ils furent ici moins de soixante

Opposés à toute une armée.

Sa masse les écrasa.

La vie plutôt que le courage

Abandonna ces soldats français

À Camerone le 30 avril 1863

Le 30 avril 1998, cérémonie célébrant le 135e anniversaire de la bataille de Camerone © AFP

Tous les ans, le 30 avril, les légionnaires commémorent cette bataille qui ne constitue certes pas une victoire, mais porte au plus haut le respect de la mission, qui consistait cette fois à protéger le passage d'un convoi. Cette mémoire est célébrée partout où se trouvent des légionnaires. À la maison mère d'Aubagne, qui a remplacé après l'indépendance de l'Algérie celle de Sidi Bel Abbes, un ancien légionnaire a le privilège insigne de traverser la place d'armes en portant la relique sacrée : la main de bois du capitaine Danjou. Un moment d'une extrême solennité que la Légion réunie vénère dans un sentiment de force et de dignité quasi mystiques.

Il sentait bon le sable chaud

Au début du XXe siècle, le général Paul-Frédéric Rollet devient le "Père Légion" et élève la singularité de cette troupe exceptionnelle au statut de légende. Dès cette époque, la Légion captive le grand public, et des dizaines de films (de Beau geste à Dragées au poivre) et de chansons illustrent cette histoire glorieuse. L'oeuvre la plus connue demeure "Mon légionnaire", celui qui "sentait bon le sable chaud", chanson créée en 1936 par Marie Dubas et immortalisée par Édith Piaf. La troupe légionnaire au sang chaud n'est certes pas composée d'enfants de choeur, mais toute la force de l'encadrement consiste justement à les canaliser. À Camerone, le comportement du capitaine Danjou est typique de celui que veulent incarner les officiers servant dans la Légion, mais qui ne sont pas légionnaires eux-mêmes.

Discipline de fer

Imposant la discipline de fer permettant seule de faire marcher droit autant de fortes têtes, l'officier doit également être totalement dévoué aux hommes qu'il a sous ses ordres, cette rigueur exigée par le commandement n'étant pas négociable. C'est à ce prix que la Légion est devenue une troupe d'élite ! Trente-trois ans après Camerone, alors qu'il se prépare à prendre le poste de gouverneur général de Madagascar, le général Joseph Gallieni présentera au gouvernement une requête inédite : "Je demande d'emmener avec moi 600 hommes de la Légion étrangère afin de pouvoir, le cas échéant, mourir convenablement."

Le 150e anniversaire du combat de Camerone célébré

samedi 27 avril 2013

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L'hommage aux légionnaires à l'occasion du 150e anniversaire du combat de Camerone

Publié le 26/04/2013

Une cérémonie militaire a eu lieu à la citadelle mercredi matin.
Le 30 avril 1863, lors de l'expédition française au Mexique, soixante-deux soldats de la troisième compagnie du Régiment étranger chargés d'assurer le passage d'un gros convoi logistique sont assiégés dans une hacienda du petit village de Camerone. Sans eau et sans nourriture, le capitaine Danjou et ses hommes ont résisté à 2 000 soldats mexicains. Jusqu'à la mort, ils ont rempli leur mission. Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment étranger et que ceux du capitaine Danjou et des sous-lieutenants Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d'or sur les murs des Invalides à Paris.
Dans toutes les unités, le combat de Camerone est commémoré chaque année comme un haut fait de la Légion étrangère. Mercredi matin, à la citadelle, une prise d'armes et un dépôt de gerbes ont eu lieu sous la présidence du général de corps d'armée Bertrand Clément-Bollée, entouré de nombreuses personnalités et sympathisants. Le lieutenant-colonel Thierry Morvan et l'adjudant Dimitri Leloup ont rendu un hommage appuyé à ces hommes qui ont accepté le sacrifice dès les premiers instants, et à travers eux à tous les légionnaires qui servent la France au péril de leur vie. C. D.-C.
(CLP)

Dinan. La Légion étrangère commémore la bataille de Camerone

Histoire mardi 30 avril 2013
La commémoration du 150e anniversaire de la bataille de Camerone, ce matin, à Dinan.

Ce mardi matin, l’Amicale des anciens de la Légion étrangère de Bretagne a commémoré, sur l’esplanade de la Résistance, à Dinan, le 150e anniversaire de la bataille de Camerone, au Mexique. Le 30 avril 1863, une soixantaine de soldats de la Légion étrangère, chargés de protéger un convoi transportant 3 millions de francs, se battirent pendant 11 heures, contre 2 000 Mexicains. Prêts à sacrifier leurs vies, ils jurèrent de mener le combat jusqu’au bout. Les six derniers légionnaires aptes à combattre finirent par vider leurs munitions sur l’ennemi, qu’ils chargèrent ensuite à la baïonnette. Les survivants blessés furent faits prisonniers.

Depuis, l’« esprit de Camerone » est célébré chaque année, au nom du courage, de la détermination, du respect d’un serment. À la vie, à la mort.

La Légion étrangère : un nouveau départ!

Emission spéciale en direct d'Aubagne

Esprit de Corps, un film de Joëlle Stechel


Traduction

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