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La Newsletter 13/06 de l'AALEME

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La Newsletter 13/06 de l'AALEME

Recherche informations sur LEDU Laurent - Mle 65 068

Je recherche des informations au sujet de mon oncle . Il s'appelait Laurent LE DU,né le 07 Avril 1920 a PLONEOUR-LANVERN (Finistère). Engagé dans la Légion étrangère le 18 Juin 1949 à Marseille. Il était affecté a la 9e Compagnie du 3e Bataillon du 3e REI lors de sa disparition vers le 10 Octobre 1950 dans les massifs de Quang Liet à DONG KHE suite à l'évacuation de la ville de CAO BANG le 03 octobre 1950.Il avait le matricule 65068. Ce que je recherche c'est son parcours et ses opérations depuis son arrivée à LANG SON jusqu'à sa disparition .

Ecrire à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. qui transmettra.

Recherche personnels de la 3e compagnie du 2e REP de 1968 à 1970

Bonjour,
Dans le cadre de mes recherches sur les dernières Bases et Unités en Algérie de 1964 à 1970 je reviens vers vous.
Sur la photo jointe qui a été prise sur le parking de la Base Aérienne de Bou Sfer, je cherche à identifier le détachement de la Légion étrangère.
L'appareil à l'arrière est le DC-6B 45472/64-PK de l' ET 2/64 "Maine" basé au Bourget.
Sur la gauche il doit s'agir d'un officier de l' E.M de la IV R.A -
Au centre se trouve le Lt-colonel Ferlin qui commandait la B.E.A 180 de Bou Sfer (Base Escale Aérienne 180) d'octobre 68 à juillet 70.
A droite se trouve le général de Division aérienne Batlle qui commandait la IV R.A à Aix en Provence (1966 à 1969).
En se référant aux dates, la seule Unité Légion présente à Bou Sfer était la 3e Cie du 2e REP - Cne Deprugnet - (Cie tournante venue à Bou Sfer du 17 déc.68 au 9 avril 69).
Me confirmer s'il s'agit bien de la 3e Cie du 2e REP, qui sait, certains vont peut-être se reconnaître ? Si oui, de quelle Section s'agissait-il.
En vous remerciant.
Bernard Ballanger -  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Dossier de participation au XXX° congrés de la FSALE à Orange

Jeudi, 07 Février 2013 22:02

Le jeu du foulard

Magazine DSI Défense et Sécurité Internationale

Cher Militaire,

Je ne te connais pas, pas plus sans doute que tu me connais. je me permet de te tutoyer, parce que j’éprouve l’envie irrépressible de te donner la tape dans le dos que l’on fait à son frère d’arme.

J’ai vu ta photo, très artistique. Tu étais au Mali, un hélicoptère se posait à proximité, la poussière filtrait la lumière, rendant la scène presque irréelle. Tu portais un foulard, produit de marketing d’un jeu vidéo, comme en portent des milliers de personnes. Que tu l’aie fait exprès ou non, le dessin de la tête de mort se marquait sur ton visage.

Il n’en n’a pas fallu plus pour voir certains pousser des cris d’orfraie. Dans une guerre où l’on rend les morts invisibles en détournant les caméras, tu a eu le malheur d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Personne, pas même le photographe d’après ce que j’en ai lu, n’a pensé à mal.

Les communicants, jusqu’à l’EMA, l’ont fait pour lui et toi. Se scandalisant pour cette « violence » picturale, ils oublient la violence de l’ennemi – pardon, du terroriste. Un foulard scandalise plus que les viols, les assassinats de civils, la destruction des bibliothèques, sans doute l’expression la plus aboutie du fascisme depuis 1945.

La guerre que fait la France et ses alliés au Mali est juste. De quoi a-t-on si peur lorsque l’on condamne ce foulard ? Que les motifs même de l’intervention soient remis en question ? Allons : toute opération est toujours remise en question, à bon ou à mauvais escient. A ceux qui condamnent, avez-vous donc si peu étudié les règles de la communication en temps de guerre ? A ceux qui se scandalisent, pitié ne regardez pas les badges des uns et des autres et encore moins les tatouages… des volontaires comme parfois des officiers !

Soldat, je ne te connais pas mais je pense que tu applique, comme tout soldat français qui se respecte, des lignes de conduite qui ont été transcrites dans le code du Légionnaire : au combat, tu agis sans passion et sans haine, tu respecte l’ennemi vaincu. Que tu portes un foulard n’y contrevient, en mon âme de libre penseur, pas.

D’autres estiment que tu mérites 40 jours d’arrêt et que tu n’a plus ta place au Mali. Comme si tu avais volé, brutalisé des civils, manqué de respect à tes supérieurs ou je ne sais quel fait grave. Et comme une injustice ne vient jamais seule, ton dossier en sera sans doute marqué.

Cher Militaire. Je te plains. Je ne peux faire que cela, bien malheureusement, sinon te dire que je suis avec toi et que, si j’aime la France et que je respecte ses institutions, je trouve que certains en leur sein ont une nouvelle fois donné raison à Einstein, qui pensait que seules deux choses étaient infinies en ce bas monde : l’univers et la bêtise humaine.

Messieurs qui avez décidé cela, autant vous pouvez être fier de votre uniforme et de vos hommes, autant votre comportement est-il nettement plus indigne que de porter un foulard, quelque soit d’ailleurs le motif qui l’orne.

Au fait, n’a a-t-il pas des faits bien plus grave à sanctionner, s’il vous faut des coupables pour être sûrs d’être dans l’air du temps ? Des faits comme un certain ratage informatique qui fait en sorte que des soldes ne soient pas payées ? Songez à cela : qu’est-ce qui est le plus indécent, porter un foulard avec une tête de mort ou se trouver dans une situation où après avoir tardé à payer des gens risquant leur vie, ceux-ci devront payer, finalement un impôt qui ne répondra pas à l’esprit de sa mise en place ?

Carl

PS. J’ai un épée traversant un crâne tatoué sur la fesse droite. Messieurs les censeurs, venez la chercher, je vous la montrerai avec plaisir…

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Na San, prélude à Diên Biên Phù

1 Février 2013 Par Claude Jacquemart

Photo © collection VSM

Indochine 1952-1953. Au mois de décembre 1952, les Français écrasent le Viêt-minh à Na San, à l’ouest de Hanoi. Une victoire qui allait aveugler notre état-major : un an plus tard, il voulut refaire Na San. Et ce fut un désastre.

Situé à 190 kilomètres à l’ouest de Hanoi, Na San — “petite rivière” — est un gros village à proximité de la rivière Noire. Au mois d’octobre 1952, le général Raoul Salan, commandant en chef du corps expéditionnaire français en Indochine, donne aux garnisons françaises et à leurs unités supplétives vietnamiennes du pays thaï (Nord-Tonkin) l’ordre de se replier sur ces lieux. Les troupes du Viêt-minh, aux ordres du général Giáp, viennent en effet d’enlever Nghia Lo, une position sur laquelle elles s’étaient cassé les dents, un an plus tôt.

La décision du repli sur Na San répond à un souci tactique : protéger la région en attirant le corps de bataille de Giáp, rendu confiant par son succès à Nghia Lo, dans une confrontation dont on espère que, cette fois, elle tournera à son désavantage. Car le site en question, entouré de petites collines et équipé d’un terrain d’aviation, est organisé pour la défense. C’est là que le haut commandement français espère piéger l’ennemi.

Cette future base aéroterrestre, dont le colonel Gilles va prendre la tête, est aménagée comme il convient : abris, champs de tir, réseaux de barbelés, possibilités de contre-attaque. À sa disposition : des fantassins et parachutistes de la Légion étrangère. D’abord deux bataillons, appartenant aux 3e et 5e REI, que renforcent, le 19 novembre 1952, le 2e bataillon de parachutistes et, le lendemain, le 1er BEP. Les unités organisent leurs positions autour de la piste d’envol, le 2e BEP étant gardé en réserve.

Après divers combats sporadiques, la division 312, unité de choc de Giáp, se lance à l’attaque du camp, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre. Tenu par un bataillon thaï, un point d’appui est submergé, puis un autre. Les parachutistes de la Légion et les paras coloniaux rétablissent la situation. La même division revient à l’assaut la nuit suivante. Alors se produit un geste héroïque rappelant celui du chevalier d’Assas. L’officier de quart, le lieutenant Durand, de la compagnie Letestu, croit voir venir vers le camp retranché des partisans thaïs se repliant devant l’ennemi. Il sort des chicanes. Particularité : cet officier, ancien résistant, a survécu par miracle, quelques années plus tôt, à une exécution par l’armée allemande… Il s’approche des prétendus partisans thaïs. Surgit un commissaire politique du Viêt-minh, qui lui applique un pistolet sur la tempe : « Donnez l’ordre d’ouvrir ! » « Tirez, ce sont les Viets ! », crie Durand. Un cri qui lui vaut une balle dans la tête tandis qu’en face, les légionnaires, déjà sur leurs gardes, déclenchent avec succès le feu contre les assaillants.

Parmi les défenseurs au contact direct avec l’ennemi : le légionnaire Linn. Il se fera parachuter comme volontaire sur Diên Biên Phù et combattra plus tard en Algérie, où il sera tué en mars 1961, titulaire de la médaille militaire et de plusieurs citations. Il donnera son nom au club des caporaux-chefs du 1er régiment étranger, matrice de tous les régiments de Légion.

Cependant, les troupes de Giáp continuent leurs attaques, sous les bombes des bombardiers B26, qui joueront un rôle capital dans la bataille. La garnison perd deux officiers, les lieutenants Bonnet et Bachelier, et deux légionnaires, et il y a 11 blessés. Mais plus de 300 cadavres ennemis jonchent le champ de bataille. Les défenseurs récupèrent 38 fusils mitrailleurs, 3 mitrailleuses lourdes, 40 pistolets-mitrailleurs, un armement et du matériel en abondance. Renonçant à enlever la position, Giáp va finir par retirer ses troupes. Dans la seule nuit du 1er au 2 décembre, ses pertes sont estimées à quelque 3 000 tués et blessés.

Ainsi, pour la France et ses alliés vietnamiens, la bataille de Na San se solde par un franc succès. La base aéroterrestre a joué son rôle de verrou, tout en constituant le point de départ de futures offensives. Chaque adversaire va en tirer ses propres conclusions. Giáp comprend ses erreurs, le commandement français savoure sa victoire : puisque Na San est une réussite, pourquoi ne pas renouveler cette opération ailleurs ? C’est ainsi qu’est décidé, au cours de l’été 1953, le plan de Diên Biên Phù.

Le 11 août 1953, le général Navarre, qui a succédé à Salan au commandement en chef, décide d’évacuer la base de Na San par un pont aérien pour créer, selon la même conception mais en plus grand, une nouvelle base aéroterrestre dans la cuvette de Diên Biên Phù. Longue de 16 kilomètres et large de 9, celle-ci barre, à l’ouest de Hanoi, la route du Laos, État associé de l’Union française que menace le Viêt-minh. Comme Na San, elle dispose d’un aérodrome. Plusieurs collines la bordent, susceptibles d’être transformées en points d’appui. En outre, elle présente l’avantage d’être éloignée des bases traditionnelles de l’ennemi que soutient lourdement la Chine maoïste.

Selon l’état-major français, Diên Biên Phù pourra donc fixer les unités de Giáp, si celui-ci décide de l’attaquer, pendant un temps assez long pour les contraindre à déclarer forfait, faute de renforts et de ravitaillement en armes, en munitions et en vivres. Et la cuvette, par sa position centrale, permettra d’organiser, avec l’appui de l’aviation, des contre-attaques efficaces, en particulier sur les voies de communication de l’ennemi.

Un an après l’installation réussie de Na San commence, le 21 novembre 1953, l’opération Castor, au cours de laquelle sont larguées sur Diên Biên Phù les premières unités parachutistes, celles de Bigeard et du commandant Guiraud, prélude à l’envoi de nouvelles troupes et d’un abondant matériel, notamment les canons du colonel Piroth. La bataille s’achève le 7 mai 1954 par la chute du dernier point d’appui. Le camp ne s’est pas rendu, il a été submergé. Son commandant, le général de Castries, a dû donner l’ordre de cesser le feu.

Comment en est-on arrivé là ? Après Na San, Giáp et son état-major ont longuement analysé les causes de leur défaite. Ce qui leur a manqué, ce sont les hommes en nombre suffisant et l’artillerie lourde, capable de s’opposer avec succès à celle de l’armée française. Une double carence à laquelle ils vont remédier avant de se lancer à l’assaut de Diên Biên Phù.

Le 6 décembre 1953, un an jour pour jour après avoir commencé à retirer ses troupes de Na San, Giáp ordonne la mobilisation de la population vietnamienne : « un événement majeur », souligne l’historien Jean-Marc Le Page, qui « a changé la donne et va bouleverser les plans du général Navarre ». Puisant dans un réservoir humain dont il n’est pas et ne sera jamais économe (notamment lorsque le Nord-Viêtnam sera opposé à la puissante machine de guerre américaine), il réquisitionne plus de 260 000 coolies, des porteurs et des travailleurs, pour tracer des routes dans une jungle épaisse qui décourage l’observation aérienne, élargir des pistes, acheminer du ravitaillement et du matériel en tout genre. Les moyens de transport, outre les hommes de peine, sont composés de 628 camions et 21 000 vélos. C’est ainsi que le Viêt-minh pourra bientôt amener chaque jour, sur les flancs de Diên Biên Phù, 70 tonnes de ravitaillement en provenance de Chine.

De son côté, le général Navarre n’est ni sot, ni sourd, ni aveugle. Même si l’observation aérienne se révèle pratiquement impossible, ses services de renseignements, appuyés sur les écoutes radiophoniques de l’ennemi, l’espionnage et les patrouilles en terrain hostile, ne restent pas inactifs. Dès la fin décembre 1953, il est inquiet ; il demande l’étude de plans de repli en précisant au gouvernement que le succès de l’opération n’est pas garanti. Mais « début janvier, écrit Le Page, il est devenu impossible de rétracter le dispositif sans lourdes pertes ». Ainsi, ce qui devait être un appât mortel pour le Viêt-minh va devenir un piège pour l’armée française, d’autant que le général de Castries et certains de ses subordonnés n’ont que mépris pour les hommes du renseignement, qui, selon eux, ne connaîtraient pas leur métier.

On connaît la suite : le 13 mars 1954, quand Giáp déclenche le feu sur le camp retranché, les assiégés, qui savent l’existence d’une artillerie ennemie, se montrent incapables de s’y opposer en raison du camouflage des pièces, de la précision de leur tir, de leur mobilité. Cette artillerie viêt-minh, constamment approvisionnée, rendra bientôt impossible l’utilisation de l’aérodrome, coeur vital de la position. Les blessés ne peuvent plus être évacués. Les derniers renforts seront parachutés. À la fin, ils ne sont plus que 12 000 rescapés dans le camp retranché. Mais seulement 4 000, en majorité parachutistes et légionnaires, capables de se battre contre les 40 000 hommes de Giáp enserrant la cuvette. Dix-huit mois plus tôt à Na San, douze bataillons français avaient mis en pièces trois divisions du Viêt-minh.

À lire

Na San, la victoire oubliée, de Jacques Favreau et Nicolas Dufour, Economica, 208 pages, 23 €.

Les Services secrets en Indochine, de Jean-Marc Le Page, Nouveau Monde Éditions, 520 pages, 24 €

Didier Roux et Régis Delouise, les deux derniers canneurs

publié le 3 février 2013

Régis Delouise, 72 ans, répare les chaises créoles dans son garage.
Didier Roux s’est formé à l’école de vannerie de Fayl-Billot, en Haute-Marne.

C’est dans un coin de son garage que Régis Delouise s’adonne à sa passion : le cannage. Entre ses mains, à mesure qu’il tresse les brins de rotin, les vieux fauteuils et autres chaises créoles retrouvent une seconde jeunesse. C’est en observant un collègue que Régis Delouise a appris le métier. À l’époque, il est décorateur à la préfecture. Quand l’heure de la retraite sonne, il consacre son temps à cette activité. L’essentiel de sa clientèle est composé des collectivités et de quelques rares grandes familles qui possèdent encore des meubles dits de la Compagnie des Indes.

Même son de cloche chez Didier Roux, canneur à Saint-Denis. "Mes clients sont en général des personnes d’un certain âge et aisées. Les quelques jeunes qui viennent me voir sont le plus souvent, des personnes qui ont hérité d’un meuble qu’ils veulent conserver", explique-t-il. Ce retraité de la Légion étrangère s’est installé dans l’île en pensant que La Réunion serait le "fief du fauteuil créole, mais on m’a expliqué que, à l’époque, les ébénistes étaient aussi canneurs. Quand les enfants ont repris leur succession, ils n’ont gardé que la partie qui rapportait le plus, à savoir, l’ébénisterie".

Les clients se raréfiant au fil du temps, Régis Delouise et Didier Roux sont aujourd’hui les deux derniers canneurs officiels de l’île. La relève ? "La jeunesse ne s’intéresse pas à notre métier", déplore Régis Delouise. Lui-même a essayé de former des jeunes. Peine perdue. "C’est un métier pénible, qui demande une grande patience et qui ne rapporte pas beaucoup d’argent", ajoute-t-il. Le jour où tous deux décideront de raccrocher, leur art disparaîtra avec eux.

JMO 1950 - 1952 TAP Nord

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